( 30 décembre, 2007 )

de Ouarzazate aux portes du Sahara

26 décembre : 13ème jour : de Ouarzazate à Taroudant : 296km

A 9h15, Paul est le dernier à émerger et descend à la cuisine où nous prenons le café. Le petit-déjeuner est copieux (y’avais même des yogourts, ouah !). On se dit qu’on va pouvoir se mettre en route rapidement mais Paul nous répète que « L’homme pressé est déjà mort », selon un proverbe marocain bien connu. Il faut dire que entre romand, nous poursuivons les discussions nocturnes sur « presque tout sur presque rien » et traînassons dans cette ravissante demeure jusqu’à 14heures.

Musée du cinéma Ouarzazate

L’obligatoire tour de ville se fait au pas de charge. Nous déposons des cartons d’habits pour l’orphelinat de Marrakech chez Addi de Idealtours et faisons une rapide halte devant le tout nouveau musée du cinéma. En effet Ouarzazate, le HOLLYwood marocain, est très prisé par les producteurs de nombreux blockbusters, en particulier péplums (par exemple « Gladiator » et autres films où le sable (par ex. « La Momie » est omniprésent. Martine et Solange nous scoutent jusqu’à l’intersection de la route allant sur Marrakech par le Tizi-n-Tichka (le plus haut col du Maroc culminant à 2’260m) et la route d’Agadir.

Panorama sortie Ouarzazate
Taliouine, la capitale du safran est une tripe occasion : un arrêt shopping à la coopérative en goûtant un intéressant thé au safran au passage, Fleurs de safran de belles photos d’un coucher de soleil enflammant le ciel, Coucher de soleil sur Taliouine et d’un nouveau protocole de test orchestré par Paul, cette fois-ci sur la tôle protégeant le carter du moteur.

Une rapide séance plénière sur les itinéraires possibles (nous évaluons la possibilité de passer par le région de Tafraoute au cœur de l’Anti-Atlas, et nous voilà sur le chemin de Taroudant, chère à Jacquot 1er qui y séjourne régulièrement, s’y trouve préseeeeentement et pourrait y demeurer de manière plus permanente à l’avenir. Affaire à suivre…

Nous nous installons à l’hôtel « Taroudant », seul établissement avec une licence d’alcool, où nous nous accordons un triple luxe d’infidèles : une bière, un steak frites à la française et un coup de rouge ! L’ambiance du bar de l’hôtel ressemble à s’y méprendre à celle d’un pub anglais à l’heure de la fermeture avec ses ivrognes de classe sociale tout sauf aisée titubant le long des corridors. A 22h30 Paul et Laurent sont au bord de l’évanouissement, le café avec Jacquot à la « Gazelle d’or » est annulé, et décident d’aller se coucher. Comme il n’y avait plus qu’une seule chambre de libre (avec TV diffusant la BBC Môôôôssieur), Daniel décide d’aller se fatiguer et part pour une marche photographique au clair de lune de deux heures à travers la superbe muraille en pisé de 5km entourant la ville. Les remparts sont superbes mais la ville n’a sinon pas grand intérêt et est hantée par chiens et chats errants ainsi que par de nombreux détritus.

Taroudant porte au clair de lune

27 décembre : 14ème jour : de Taroudant à Sidi Ifni : 280km

Aujourd’hui nous sommes un peu plus matinaux et après un petit-déjeuner sur le pouce au café d’en face, nous procédons au roulage à 8h30. Le compteur affiche 86’083km. A partir de maintenant, nous attaquons la route du Sud où tout va désormais être différent, en particulier des distances à parcourir beaucoup plus longues. Faute de temps et d’intérêt, nous évitions Agadir mais prenons « l’autoroute Chirac » reliant Taroudant à Agadir (65km). Les paysages sont constitués de cultures d’agrumes (orangers) baignées par l’Oued Souss qui arrose toute cette vallée.

Agadir (qui signifie « grenier fortifié » en tachelhit (berbère) (tifinagh: agadir_amazigh.jpg, arabe: أڭادير) est une ville du sud-ouest marocain, située sur la côte Atlantique à 508 km au sud de Casablanca et à 235 km à l’ouest de Marrakech, dans la région du Souss. Agadir est préfecture de la région administrative Souss-Massa-Drâa et un haut lieu du tourisme.

Nous quittons la route nationale 1 à Had-Belfa et bifurquons sur la droite vers le parc national de Souss-Massa.Entrée parc national Souss-Massa

Cette réserve ornithologique regorge d’espèces intéressantes mais nous nous bornons à prendre un thé à l’absinthe chez Rachid, Souss-Massa thé un des guides berbères de l’association. Il nous a gentiment invité après que nous ayons offert des chemises et des ceintures « Swiss Army ».

De retour sur la nationale direction Sud, nous atteignons Tiznit, une ville de 54’000 habitants bâtie dans une zone aride de la vallée du Sous, à l’extrémité ouest de la chaîne de l’Anti-Atlas. C’est la plus grande agglomération avant le Sahara Occidental et donc l’occasion de remplir nos caisses à provision avec du riz, des boîtes de sardines et thon et des fruits, avant la traversée du désert. Pas de thé car seul la marque Lipton est présente en sachets et Laurent décrète que c’est une qualité inacceptable. Les touaregs (ou « hommes bleus ») réalisent ici des bijoux en argent (par ailleurs pas de très bonne facture) présentés dans le souk bordant la place « El-Méchouar ». Une valve défectueuse est réparée en cinq minutes par un mécano du coin, on espère ne jamais savoir combien de temps la même réparation prendrait de temps au milieu du désert mauritanien.

L’Atlantique est à 35km au Sud-Ouest par la route 104. La première localité sur la côte est Gourizim, et de là, notre prochaine étape, Sid Ifni, est encore à 40km au bout d’une superbe route côtière offrant un panorama vallonné avec la mer à notre droite.

Avides de manger les produits de la mer, nous nous attablons au sommet de la terrasse de l’Hôtel Bellevue tout excités. La salade en entrée est splendide et le Guerrouane blanc sec promet de bien se marier avec le plat de poisson varié. Hélas…il est frit dans une huile à faire bondir Catherine Walli et ses successeurs !  Sidi Ifni lunch @Bellevue Il commence à sa faire tard et on se dit que crécher dans cette charmante bourgade de 21’000 habitants et son architecture art-déco espagnol des années 1930 , témoin de l’héritage colonial, serait une bonne idée.

 Sidi Ifni ancien casino   

 Sidi Ifni maison bateau


Un tour des hôtels s’avérant infructueux, nous retournons au Bellevue pour établir nos quartiers. Paul va se coucher tandis que Laurent et Daniel liquide la bouteille de rhum tout en effectuant la tâche traditionnelle de triage des photos jusque vers minuit. Les tapas ne sont plus d’actualité depuis le départ des Ibériques et il faut s’y reprendre pour avoir quelques morceaux de tortilla pour accompagner les inévitables olives.

2 Commentaires à “ de Ouarzazate aux portes du Sahara ” »

  1. Xen dit :

    Bonne année à vous tous et tout spécialement à Daniel. Un beau voyage avec plein d’anecdotes (un régal pour les visiteurs de votre blog).Bonne suite et encore félicitations pour votre blog si vivant et si complet.

    Xen

  2. Corinne et François Siegwart dit :

    Avons quitté les sommets enneigés samedi 05 janvier 2008, ce qui explique notre retard dans la transmission de nos voeux les meilleurs à vous tous! A Daniel, nos pensées spéciales, merci pour tes SMS, tes voeux et ton amitié.
    Un grand BRAVO pour votre blog, bonne route –
    Bises de toute la famille Siegwart-Kubler

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