( 12 janvier, 2008 )

de Chinguetti à Guérou, par Nouakchott

6 janvier : 23ème jour : du sud d’Atar à Nouakchott: 470km

Après une bonne nuit de sommeil sous les étoiles (nous avons quand même monté les tentes- à cause du vent et des petites bébêtes potentielles, on ne sait jamais !) et un copieux petit-déjeuner, nous nous mettons en route à 9h30. La route n’est pas inconnue puisque nous n’avons pas d’autre choix que de revenir sur nos pas, à savoir la nationale


avec ses paysages lunaires une petit centaine de kilomètres avant Nouakchott.

Rencontre avec l’aviateur-cimentier Régis de Certaines, né dans le beaujolais et rebaptisé « Nour » (signifiant ciel en arabe) avec un parcours de vie assez extraordinaire. Régis, UN PERSONNAGE…le blog va y revenir dès que nous l’aurons complété! Son site web est d’ores et déjà en lien sur le blog!


régions de Dhar ou Senn.

Repas du soir à la « pizzeria Lina », tenu par des libanais : très bons produits de la mer.

Nous dormons à l’auberge Menata, un havre de paix et le lieu rencontre pour tous les francophones voyageurs-arpenteurs du désert (ceux qui descendent, ceux qui remontent et ceux qui « ride » dans le Sahara avec leur 4×4) : Pour les « fiers séparatistes » ; il y a même un superbe écusson Jurassien (posé par je-ne-sais-qui) qui trône au milieu de la porte du frigo de la cuisine de l’auberge. C’est également une adresse où l’on peut se renseigner sur l’état de la route (du goudron comme ils disent) qui est devant nous ainsi que sur la situation en Mauritanie, suite aux événements du 24 décembre (les touristes assassinés ont passé leur dernière nuit ici) et à l’annulation du « Dakar ». Nous sommes vite rassurés, du reste cela ne fait que confirmer la bonne impression que nous avons eue jusqu’ici !

7 janvier : 24ème jour : Nouakchott: 0km

Repas du soir chez Sidi Ahmed, frère de Mohammed. Repas délicieux : Thieboudjen [tchiboudien] (riz au poisson) mangé à la mauritanienne (c’est-à-dire directement avec la main) mais en tant que toubabs (touristes), nous mangeons avec une cuillère.

Il est deux heures trente quand nous nous couchons, Paul et Daniel dans le salon. La nuit courte est musicalisée par un moustique récalcitrant, puis par le muezzin à 5h15, relayé par une chèvre qui s’exprime, hélas pour elle, pour la dernière fois avant de finir en méchoui.

8 janvier : 25ème jour : de Nouakchott à Guérou: 560km

Ce matin, nous nous engageons sur la route qui relie Nouakchott à Néma. Elle est baptisée « Route de l’Espoir » car elle était prévue pour desservir les régions du Tagant et des deux Hodh, ce qui a été réalisé. L’espoir s’arrête néanmoins à Nema car la vision initiale de goudronner jusqu’à Tombouctou au Mali (encore 500km à l’Est), s’est envolée.

Au contrôle de police à la sortie de la ville, nous chargeons un gendarme jusqu’à Boutilimit au kilomètre 165, où nous nous arrêtons dans le parc de l’hôtel Europcar, apparemment peu fréquenté pour préparer un café dans le bus. Nous continuons la traversée de la vallée du Trarza en direction de l’Est. Le paysage passe du désert à un décor de savane, à un moment cohabitent ânes, chèvres, dromadaires et vaches, signe d’abondance d’eau et de végétaux. En roulant, nous doublons les « éléphants d’Afrique » (les vieux gros et increvables camions Mercedes) que nous devons dépasser à nouveau après chaque pause-photo. 110km plus loin, nous atteignons Aleg dans la région d Brakna

En arrivant à Djoûk, une bourgade construite sur une oasis, le changement topographique se fait sentir. Nous glissons entre la châine du ….au nord et du au sud.

A Kamour (ou Ekamour), 32 kilomètres avant Guérou, une seconde palmeraie encore plus grande et dominée par une colline que gravit Daniel en un petit quart d’heure, observé par tout le village qui l’acclament au retour, c’est l’heure de gloire.

Reçu chez Mohammed Mahah, dont l’épouse Eza, est la sœur de Mohammed de Nouakchott. Il est le chef du service électrique de la commune de Guérou, dont les quelque 30’000 habitants s’étendent sur plus de 100 kilomètres. A Guérou même vivent environ 5’000 âmes. Nous faisons également la connaissance de ses trois enfants : Oumou Elvdly 8 ans et une future star tant elle déborde d’énergie fantastique et rayonne d’un sourire séduisant, Sidi Mohammed 6 ans et Lebadt, le petit dernier. Varha, la sœur de Eza, ainsi que Ibrahim, le petit frère de Mohammed sont également présents. Très vite, l’ambiance est décontractée grâce à la gentillesse de Mohammed et de sa famille. Varha prépare le thé, nous trinquons puis mangeons des délicieuses pâtes tout en regardant « Fantômas » à

1 Commentaire à “ de Chinguetti à Guérou, par Nouakchott ” »

  1. Régis dit :

    Bonjour les amis,

    merci pour les nouvelles via le blog . Pour information Nour veut dire LUMIERE en arabe. Ce mot est chargé de symbolismes dans l’Islam, car pour un musulman (je n’ai pas dit un islamiste), en résumé, la Lumière est Dieu, et l’Homme un miroir. Pour les soufistes toute les malheurs de l’Homme viennent du fait qu’il croit être lui-même la lumière pour les plus présomptueux. Les plus humbles croient que la lumière vient de leur souverain. Les plus vils croient que la lumière vient de leurs richesses. D’autres encore voient la lumière dans la puissance de leurs armes. Je m’arrête là de peur de vous ennuyer. Il reste tant à disserter… et la vie est courte.
    En tous état de cause, je suis ravi de constater, à travers vos récits, que vous avez rencontré des mauritaniens sereins et heureux.

    Amitiés

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