( 12 janvier, 2008 )

de Nouâdhibou à Chinguetti

2 janvier : 20ème jour : de Nouâdhibou àTioulît: 500km

Au programme du jour, petit déjeuner, paquetage et départ à 11h15. Nous essayons de ne pas sauter sur une mine (just kidding : il y a des panneaux de mise en garde mais il suffit de rester sur le chemin). Du reste en s’arrêtant sur le bas-côté, Paul nous offre un premier mini ensablement qui donne l’occasion à Laurent de démontrer toute sa force de poussée. Nous longeons le banc d’Arguin sans y entrer, ayant raté la piste menant à Nouâmghâr (ou Mamghar). Un peu plus loin, nous dépassons de courageux cyclistes. A 120 km au nord de Nouakchott, l’appel de la mer se fait pressant, nous bifurquons sur une piste à droite et découvrons un village de pêcheurs nommé Tioulît. En arrivant sur la côte, nous sommes approchés par un groupe d’hommes accourant d’une Toyota ensablée sur la plage. Leur batterie est morte, pas possible de ponter car si nous avançons vers leur véhicule, c’est nous qui nous ensablerons. Bien volontiers, Paul et Laurent débranchent notre batterie et ils peuvent redémarrer, au prix de plusieurs ensablements car leur système de traction 4X4 est hors d’usage. Pendant de temps, Daniel va aider d’autre pêcheurs à mettre une lanche (en fibre de verre) à la mer. Il se fait tard et nous décidons de dormir ici. Daniel va nager le long des bateaux de pêcheurs pendant que Paul achète une superbe courbine de 2kgs du pain et du charbon. Nous plantons les tentes à côté de la salle de réunion et de l’école (construites par les chinois), sauf Paul qui décide de s’offrir la suite royale (la salle de réunion)…qui lui sera facturée OM 1’500 par le plus vieux des pêcheurs le lendemain matin. Daniel fait le feu et improvise un gril avec des barres à béton trouvées dans le coin alors que Laurent prépare du riz ne résistant pas à la surcuisson. Le poisson grillé est délicieux, nous utilisons la chaleur résiduelle des braises pour préparer un thé avant le repos du guerrier pour une nuit sans histoires.

3 janvier : 21ème jour : de 110km au Nord de Nouakchott à l’oasis de Terjit: 500km

Déjeuner sur la plage, séance de photos à l’école, repliage spectaculaire de tente humoristique par Laurent et distribution de cadeaux (en partie avortée en ce qui concerne le vieux pêcheur) avant de prendre la route. A l’occasion d’un plein de gasoil à l’entrée Nord de Nouakchott, Laurent n’arrive plus à fermer la porte coulissante du bus et nous procédons à un petit « bricolage » d’une grosse demi-heure vendu à OM 8’000 mais âprement négociée à OM 1’500, selon un rapide calcul de Daniel du coût horaire d’un mécano mauritanien, et durant lequel nous en profitons pour pique-niquer : au menu nos délicieux pains de la veille agrémentés de la boîte de « corned beef »,tomates et oignons.

4 janvier : 22ème jour : de Terji à Chinguetti: 250km

Dormi à l’auberge du Maure bleu, tenu par Sylvie, une française de Sologne, en Mauritanie depuis dix ans et établie à Chinguetti depuis cinq ans.

Au menu: Ricard, crevettes, pâté de canard, lotte, accompagné d’un petit Bordeaux: un délice.

 

Malheureusement Daniel souffre de vomissements durant la nuit, le premier petit désagrément depuis le départ, rien de grave, le lendemain ç’est déjà passé!

5 janvier : 23ème jour : de Chinguetti à 10km au Sud d’Atar: 100km

Réveil en douceur, petit déjeuner et un léger farniente avant de partut avec Sylvie pour visite la fondation Ahmed…, une des bibliothèques privées de la vieille ville, créée au temps de la splendeur de la ville, lorsque celle-ci était un point important sur l’itinéraire du Hadj (pèlerinage à La Mecque). Suit une petite ballade au détour de ses rues ensablées, mais qui retrouvent le soleil, grâce à l’aide de l’UNESCO, Chinguetti étant classée au patrimoine mondial de l’humanité


Un petit lunch rapide composé de terrine de canard (à laquelle Daniel préfère néanmoins malheureusement renoncer), saucisse et un p’tit camembert avant le départ vers 15h00 pour refaire la route vers le Sud en direction de Nouakchott.


Atar n’offrant pas de possibilités d’hébergement très charmantes, nous hésitons de retourner à l’oasis de Terjit mais finalement décidons de bivouaquer en retrait de la nationale 10km après la ville. Après « un thé au Sahara » notre menu pourrait porter le non d’un nouveau film : « une fondue (aux tomates svp) dans le désert » !

Pas de commentaires à “ de Nouâdhibou à Chinguetti ” »

Fil RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

|