( 13 janvier, 2008 )

de Guérou à Kobenni, ville frontière avant le Mali

9 janvier : 26ème jour : Guérou: 0km

Aujourd’hui, c’est le Nouvel-An islamique et nous entrons donc en 1428 [(2008-622)/0.97] du calendrier de l’hégire.

Au réveil, Paul saisit son mobile pour envoyer un SMS à Varha pour lui demander si elle a bien dormi mais le message ne passe pas. Comme elle est caissière de la société d’électricité, on croit par contre que le courant passe ! Paul et Daniel prennent le petit-déjeuner vers 9h30, alors que Laurent dans sa tente, montée sur le lit traditionnel mauritanien dans la cour, continue de tronçonner encore un peu.

Vers 11heures, nous recevons les visites de Henone, le commissaire de police, et de Fall Abdoulah, adjoint de Mohammed. Les problèmes les plus fréquents sont d’ordre de petite délinquance : bagarres, chamailles pour les terrains et quelques larcins ou petit vols.

Pour 10 ampères, le kilowattheure coûte OM 36 alors que si l’on désire 30A, le prix monte à OM 59. Les besoins en électricité sont limités car, par exemple, personne n’utilise de cuisinière électrique (même à Nouakchott), ici on travaille avec les bonbonnes de gaz. Le raccordement, lui est taxé en fonction de la distance. Daniel mentionne qu’en Suisse, le prix de l’abonnement de peut dépendre de la distance.

La polygamie n’a cours que chez lez négro-africains, les maures étant monogames par tradition.

Lors de nos présentations réciproques, Laurent dit « comme Yves Saint-Laurent », Daniel « comme Hechter », Paul doit un peu déchanter. Alors qu’il nous explique que son père, admirateur de Gauguin et Cézanne, luit a donné leur prénom en hommage, Daniel lui rétorque qu’en fait d’impressionniste, il nous fait davantage penser à un illusionniste. Il reprend vite du poil de la bête une fois que Mohammed lui amène deux boubous tout bleus, un pour lui et un pour Vincent. Et hopp, c’est reparti pour une séance photo avec Mohammed et le commissaire.

Le temps passe et nous décidons finalement d’accepter l’invitation et resterons encore cette nuit. Après un cass-croûte chaud (du mouton rôti), Laurent va faire une sieste tandis que avec Mohammed emmène Paul et Daniel pour un tour de Guérou, du marché et de la centrale électrique. Il y a trois génératrices : une Dorman de 400kW et deux Caterpillar de respectivement 200kW et 160kW devant lesquelles Mohammed et Sall, le technicien, posent fièrement.

Au retour, nous avons la visite de Sheikh Ahmed, immam et voisin, qui nous souhaite la bienvenue dans sa ville natale et nous invite à passer chez lui. On nous explique une fois encore que l’assassinat des quatre Français est un malheureux accident qui n’a rien à voir avec la mentalité mauritanienne et que nous devons considérer que nous sommes dans notre deuxième pays et que nous y serons toujours bienvenus. Cette explication est bienvenue pour nos lecteurs mais nous l’avons déjà bien compris au vu de l’accueil fantastique dont nous avons été gratifié jusqu’ici.

Nous poursuivons avec un repas à base de riz et viande de mouton dont nous régalons.

10 janvier : 27ème jour : de Guérou à Ayoûn-El-Atroûs : km

Villes traversées : Kiffa à 55km, Ayoûn-El-Atroûs (signifiant littéralement « les yeux du bouc » à 250km.

à compléter

11 janvier : 28ème jour : de Ayoûn-El-Atroûs à Kobenni, ville frontière avant le Mali: 120km

en construction

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