( 2 février, 2008 )

de Bamako au pays Dogon

16 janvier : 33ème jour : de Bamako à Ségou: 0km

Reste de l’article en construction


17 janvier : 34ème jour : de Ségou à Djenné: 300km

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18 janvier : 35ème jour : de Djenné à Bandiagara: 135km

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19 janvier : 36ème jour : Bandiagara et pays Dogon: 00km

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20 janvier : 37ème jour : de Bandiagara à Mopti: 75km

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21 janvier : 38ème jour : de Mopti à Cornol ou …: km

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( 13 janvier, 2008 )

de la frontière du Mali à Bamako

11 janvier : 28ème jour (suite) : de la frontière du Mali à Didjéni: 400km

en construction.

Avec le Mali, c’est l’arrivée des baobabs, voici le premier vu au bord de la route!

100_3770 Mali baobab premier

12 janvier : 29ème jour : de Didjéni à Bamako,: 140km

La route d’aujourd’hui n’est pas très longue, « no stress » sera le mot du jour. 32km avant la capitale malienne, nous nous arrêtons à ….où a lieu (comme chaque samedi) un des plus importants marchés aux anumaux de la région. C’est très pittoresque. Il y a chèvres (quelquefois sur le toit et dans le coffre d’une 504), des moutons, des ânes, du bois. Comptez environ CFA 25’000 pour une chèvre, CFA 70’000 pour un mouton.

A l’arrivée à Bamako, une petite halte sur les collines du Nord dominant la ville donne l’occasion à Daniel de filmer un petit peu depuis le point G (malheureusement seule la photo foncgtionne, chargement de la vidéo pas possible) 100_3813 Bamako panorama tandis que Paul et Laurent snobe le point de vue et restent dans le bus.

Il y a deux collines : le…………où est situé le palais présidentiel (non accessible le week.end) et où trône également un monument aux héros. Comme il y a des socles libres, nous nous empressons de les occuper.

L’autre colline, celle d’où la vue est accessible, abrite « l’hôpital du point G », quel programme ! Puis c’est la descente sur le centre-ville à la recherche de notre hôtel. Les demandes d’achat de notre véhicule se multiplient. A priori vendre ne sera pas un problème, reste à savoir à quel prix !

Etablissement à l’Hôtel Séguéré tenu pas des français, enfin une piscine !

Bamako Séguéré piscine & Daniel Bamako Daniel @Séguéré piscineL’accueil est chaleureux…pour l’instant!

Le soir, nous nous rendons au Festival du cinéma suisse organisé par Patrick Etienne, un copain de Laurent. Nous faisons la connaissance d’Audrey, l’épouse de Patrick d’origine française…mais bien helvétisée!

Bamako Ciné Suisse @CCF

Rencontre de l’ambassadeur et de Nicolas Bideau, notre « Monsieur Cinéma Suisse »

Délicieux repas au Centre Culturel Français (CCF) : poulet et plantains pour Laurent, filet de capitaine en papillotte pour Daniel…et rien pour Paul qui a l’estomac en délicatesse après l’ingurgitation du sandwich chaud de l’après-midi. Il ne supporta apparemment pas les oignons. Laurent n’a pas eu ce problème car bien qu’il se soit constitué volontaire pour aller à la boulangerie, le pauvre a été privé de sandwich suite à un malentendu et à dû se contenter du chausson à la viande.

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13 janvier : 30ème jour : Bamako,: 0km

 

Demi-journée relax (mais pas farniente) suivant le petit-déjeuner dans le jardin de l’hôtel. La fatigue latente accumulée durant le voyage se fait sentir. Daniel s’occupe à actualiser le blog et à skyper avec son frère, profitant de la connexion WiFi, ça faisait longtemps que l’on en avait pas (avec aussi un petit plongeon dans la piscine) alors que Paul s’occupe de ses courriels et que Laurent va faire nettoyer le bus, ce qui nous scotche un peu plus que prévu à l’hôtel. En effet, le dimanche à Bamakao ce n’est pas que « le jour du mariage » mais apparemment aussi celui des lavages de voitures, ce qui oblige Laurent à subir une file d’attente de quatre heures! mais il faut dire que le résultat est spectaculaire ! Chemin rentrant, un agent pointilleux donne la leçon à Laurent car il n’a pas pris les papiers du véhicule avec lui…mais comme il s’oppose (heureusement) à la mise en fourrière, il nous ramène Monsieur l’Agent avec lui pour afin de lui prouver sa bonne foi. Le flic n’en revient pas, c’est sans aucun doute la première fois qu’un toubab (blanc) ose lui faire un coup pareil. Une fois les documents vérifiés, on le ramène à son rond-point (ici on dit point rond !) en lui promettant que cela ne nous reprendra plus…quand même !

Plus le temps pour un tour de ville ni la conférence (inauguration officielle du festival de cinéma suisse) au CCF. Par-contre nous arrivons au début de la projection de « Grounding ». Paul et Laurent s’installe dans le patio (bar du CCF) où les rejoint Audrey…

Daniel a besoin de se dégourdir les jambes et va se promener en ville pendant une heure et demie pour prendre quelques clichés des monuments durant le crépuscule. A son retour, il retrouve les deux autres compères attablés avec le gratin du cinéma suisse, Nicolas Bideau en tête, accompagné de Pierre-Alain Meier (producteur jurassien venant prochainement se ré-établir à Undervelier, son lieu d’origine de —–Jaccard, dramaturge et de …..Bernasconi, réalisateur tessinois. Nous mangeons un filet de capitaine (à charge des participants, ce qui en énerve plus d’un) avant d’entrer dans la salle de projection pour découvrir « BB » un film de Bernasconi racontant l’histoire des combats de boxe peu orthodoxes organisés pour divertir les « gens biens ». Le film, très violent et ne laissant personne indemne, se passe principalement à Trieste (en Italie), avec un passage en Allemagne et en Croatie pour se terminer dramatiquement au Tessin. A la fin de la projection, un dernier verre au patio est l’occasion de refaire le petit monde suisse et d’écouter des théories intéressantes sur le monde de l’aviation.

14 janvier : 31ème jour : re – Bamako,: 0km

A dix heures, Laurent et Paul descendent au

Centre Malien du Cinéma du bus se rendent à une conférence du festival sur le thème en Suisse et au Mali Bamako Nicolas Bideau & les3 @CNCM Daniel préfère aller découvrir la ville (le marché et les bâtiments coloniaux aux abords de la « Place de la Liberté » et s’occuper de son billet retour car le temps avance et il réalise que d’atteindre le but final du voyage, Ouagadougou, mérite d’être évalué puisqu’il doit impérativement être en Suisse le 24 janvier. Point-Afrique a un vol hebdomadaire (opéré par Air Méditerranée) de Mopti à Bâle/Mulhouse (avec escale à Marseille) le 21, cela semble l’option raisonnable et il réserve son billet. C’est pas donné (EUR 432 avec une franchise officielle de bagages de 13kgs, étendue à 20kgs après discussion avec Hugo, le sympathique métis responsable de l’agence…mais quelle aubaine de choper un vol au milieu des Dogon pour descendre de l’avion à 45 minutes de chez soi !

A 13h, il rejoint l’équipe pour la fin de la conférence, suivi d’un lunch gracieusement offert par l’association malienne de cinéma. Nous partons ensuite vers l’Est à la recherche du barrage de

Personne n’a l’air de le connaître mais après quelques allers et venues, nous finissons par pouvoir nous approcher du fleuve et le spectacle est saisissant : chaque coin fertile est exploité et nous découvrons des plantations diverses sur les rives du Niger. Paul discute le bout de lard avec des cultivateurs alors que Daniel s’en va faire quelques pas et tombe sur un cultivateur d’oignons rouges et en profite pour faire quelques photos tandis que Laurent est occupé au téléphone et reste dans le bus.

Chemin rentrant, nous nous arrêtons dans un supermarché libanais au Sud de l’Hippodrome pour acheter du savon de karité. Deux chinoises sortent du magasin, les Asiatiques s’implantent également ici.

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15 janvier : 32ème jour : encore Bamako Clin doeil: 0km

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( 13 janvier, 2008 )

de Guérou à Kobenni, ville frontière avant le Mali

9 janvier : 26ème jour : Guérou: 0km

Aujourd’hui, c’est le Nouvel-An islamique et nous entrons donc en 1428 [(2008-622)/0.97] du calendrier de l’hégire.

Au réveil, Paul saisit son mobile pour envoyer un SMS à Varha pour lui demander si elle a bien dormi mais le message ne passe pas. Comme elle est caissière de la société d’électricité, on croit par contre que le courant passe ! Paul et Daniel prennent le petit-déjeuner vers 9h30, alors que Laurent dans sa tente, montée sur le lit traditionnel mauritanien dans la cour, continue de tronçonner encore un peu.

Vers 11heures, nous recevons les visites de Henone, le commissaire de police, et de Fall Abdoulah, adjoint de Mohammed. Les problèmes les plus fréquents sont d’ordre de petite délinquance : bagarres, chamailles pour les terrains et quelques larcins ou petit vols.

Pour 10 ampères, le kilowattheure coûte OM 36 alors que si l’on désire 30A, le prix monte à OM 59. Les besoins en électricité sont limités car, par exemple, personne n’utilise de cuisinière électrique (même à Nouakchott), ici on travaille avec les bonbonnes de gaz. Le raccordement, lui est taxé en fonction de la distance. Daniel mentionne qu’en Suisse, le prix de l’abonnement de peut dépendre de la distance.

La polygamie n’a cours que chez lez négro-africains, les maures étant monogames par tradition.

Lors de nos présentations réciproques, Laurent dit « comme Yves Saint-Laurent », Daniel « comme Hechter », Paul doit un peu déchanter. Alors qu’il nous explique que son père, admirateur de Gauguin et Cézanne, luit a donné leur prénom en hommage, Daniel lui rétorque qu’en fait d’impressionniste, il nous fait davantage penser à un illusionniste. Il reprend vite du poil de la bête une fois que Mohammed lui amène deux boubous tout bleus, un pour lui et un pour Vincent. Et hopp, c’est reparti pour une séance photo avec Mohammed et le commissaire.

Le temps passe et nous décidons finalement d’accepter l’invitation et resterons encore cette nuit. Après un cass-croûte chaud (du mouton rôti), Laurent va faire une sieste tandis que avec Mohammed emmène Paul et Daniel pour un tour de Guérou, du marché et de la centrale électrique. Il y a trois génératrices : une Dorman de 400kW et deux Caterpillar de respectivement 200kW et 160kW devant lesquelles Mohammed et Sall, le technicien, posent fièrement.

Au retour, nous avons la visite de Sheikh Ahmed, immam et voisin, qui nous souhaite la bienvenue dans sa ville natale et nous invite à passer chez lui. On nous explique une fois encore que l’assassinat des quatre Français est un malheureux accident qui n’a rien à voir avec la mentalité mauritanienne et que nous devons considérer que nous sommes dans notre deuxième pays et que nous y serons toujours bienvenus. Cette explication est bienvenue pour nos lecteurs mais nous l’avons déjà bien compris au vu de l’accueil fantastique dont nous avons été gratifié jusqu’ici.

Nous poursuivons avec un repas à base de riz et viande de mouton dont nous régalons.

10 janvier : 27ème jour : de Guérou à Ayoûn-El-Atroûs : km

Villes traversées : Kiffa à 55km, Ayoûn-El-Atroûs (signifiant littéralement « les yeux du bouc » à 250km.

à compléter

11 janvier : 28ème jour : de Ayoûn-El-Atroûs à Kobenni, ville frontière avant le Mali: 120km

en construction

( 12 janvier, 2008 )

de Chinguetti à Guérou, par Nouakchott

6 janvier : 23ème jour : du sud d’Atar à Nouakchott: 470km

Après une bonne nuit de sommeil sous les étoiles (nous avons quand même monté les tentes- à cause du vent et des petites bébêtes potentielles, on ne sait jamais !) et un copieux petit-déjeuner, nous nous mettons en route à 9h30. La route n’est pas inconnue puisque nous n’avons pas d’autre choix que de revenir sur nos pas, à savoir la nationale


avec ses paysages lunaires une petit centaine de kilomètres avant Nouakchott.

Rencontre avec l’aviateur-cimentier Régis de Certaines, né dans le beaujolais et rebaptisé « Nour » (signifiant ciel en arabe) avec un parcours de vie assez extraordinaire. Régis, UN PERSONNAGE…le blog va y revenir dès que nous l’aurons complété! Son site web est d’ores et déjà en lien sur le blog!


régions de Dhar ou Senn.

Repas du soir à la « pizzeria Lina », tenu par des libanais : très bons produits de la mer.

Nous dormons à l’auberge Menata, un havre de paix et le lieu rencontre pour tous les francophones voyageurs-arpenteurs du désert (ceux qui descendent, ceux qui remontent et ceux qui « ride » dans le Sahara avec leur 4×4) : Pour les « fiers séparatistes » ; il y a même un superbe écusson Jurassien (posé par je-ne-sais-qui) qui trône au milieu de la porte du frigo de la cuisine de l’auberge. C’est également une adresse où l’on peut se renseigner sur l’état de la route (du goudron comme ils disent) qui est devant nous ainsi que sur la situation en Mauritanie, suite aux événements du 24 décembre (les touristes assassinés ont passé leur dernière nuit ici) et à l’annulation du « Dakar ». Nous sommes vite rassurés, du reste cela ne fait que confirmer la bonne impression que nous avons eue jusqu’ici !

7 janvier : 24ème jour : Nouakchott: 0km

Repas du soir chez Sidi Ahmed, frère de Mohammed. Repas délicieux : Thieboudjen [tchiboudien] (riz au poisson) mangé à la mauritanienne (c’est-à-dire directement avec la main) mais en tant que toubabs (touristes), nous mangeons avec une cuillère.

Il est deux heures trente quand nous nous couchons, Paul et Daniel dans le salon. La nuit courte est musicalisée par un moustique récalcitrant, puis par le muezzin à 5h15, relayé par une chèvre qui s’exprime, hélas pour elle, pour la dernière fois avant de finir en méchoui.

8 janvier : 25ème jour : de Nouakchott à Guérou: 560km

Ce matin, nous nous engageons sur la route qui relie Nouakchott à Néma. Elle est baptisée « Route de l’Espoir » car elle était prévue pour desservir les régions du Tagant et des deux Hodh, ce qui a été réalisé. L’espoir s’arrête néanmoins à Nema car la vision initiale de goudronner jusqu’à Tombouctou au Mali (encore 500km à l’Est), s’est envolée.

Au contrôle de police à la sortie de la ville, nous chargeons un gendarme jusqu’à Boutilimit au kilomètre 165, où nous nous arrêtons dans le parc de l’hôtel Europcar, apparemment peu fréquenté pour préparer un café dans le bus. Nous continuons la traversée de la vallée du Trarza en direction de l’Est. Le paysage passe du désert à un décor de savane, à un moment cohabitent ânes, chèvres, dromadaires et vaches, signe d’abondance d’eau et de végétaux. En roulant, nous doublons les « éléphants d’Afrique » (les vieux gros et increvables camions Mercedes) que nous devons dépasser à nouveau après chaque pause-photo. 110km plus loin, nous atteignons Aleg dans la région d Brakna

En arrivant à Djoûk, une bourgade construite sur une oasis, le changement topographique se fait sentir. Nous glissons entre la châine du ….au nord et du au sud.

A Kamour (ou Ekamour), 32 kilomètres avant Guérou, une seconde palmeraie encore plus grande et dominée par une colline que gravit Daniel en un petit quart d’heure, observé par tout le village qui l’acclament au retour, c’est l’heure de gloire.

Reçu chez Mohammed Mahah, dont l’épouse Eza, est la sœur de Mohammed de Nouakchott. Il est le chef du service électrique de la commune de Guérou, dont les quelque 30’000 habitants s’étendent sur plus de 100 kilomètres. A Guérou même vivent environ 5’000 âmes. Nous faisons également la connaissance de ses trois enfants : Oumou Elvdly 8 ans et une future star tant elle déborde d’énergie fantastique et rayonne d’un sourire séduisant, Sidi Mohammed 6 ans et Lebadt, le petit dernier. Varha, la sœur de Eza, ainsi que Ibrahim, le petit frère de Mohammed sont également présents. Très vite, l’ambiance est décontractée grâce à la gentillesse de Mohammed et de sa famille. Varha prépare le thé, nous trinquons puis mangeons des délicieuses pâtes tout en regardant « Fantômas » à

( 12 janvier, 2008 )

de Nouâdhibou à Chinguetti

2 janvier : 20ème jour : de Nouâdhibou àTioulît: 500km

Au programme du jour, petit déjeuner, paquetage et départ à 11h15. Nous essayons de ne pas sauter sur une mine (just kidding : il y a des panneaux de mise en garde mais il suffit de rester sur le chemin). Du reste en s’arrêtant sur le bas-côté, Paul nous offre un premier mini ensablement qui donne l’occasion à Laurent de démontrer toute sa force de poussée. Nous longeons le banc d’Arguin sans y entrer, ayant raté la piste menant à Nouâmghâr (ou Mamghar). Un peu plus loin, nous dépassons de courageux cyclistes. A 120 km au nord de Nouakchott, l’appel de la mer se fait pressant, nous bifurquons sur une piste à droite et découvrons un village de pêcheurs nommé Tioulît. En arrivant sur la côte, nous sommes approchés par un groupe d’hommes accourant d’une Toyota ensablée sur la plage. Leur batterie est morte, pas possible de ponter car si nous avançons vers leur véhicule, c’est nous qui nous ensablerons. Bien volontiers, Paul et Laurent débranchent notre batterie et ils peuvent redémarrer, au prix de plusieurs ensablements car leur système de traction 4X4 est hors d’usage. Pendant de temps, Daniel va aider d’autre pêcheurs à mettre une lanche (en fibre de verre) à la mer. Il se fait tard et nous décidons de dormir ici. Daniel va nager le long des bateaux de pêcheurs pendant que Paul achète une superbe courbine de 2kgs du pain et du charbon. Nous plantons les tentes à côté de la salle de réunion et de l’école (construites par les chinois), sauf Paul qui décide de s’offrir la suite royale (la salle de réunion)…qui lui sera facturée OM 1’500 par le plus vieux des pêcheurs le lendemain matin. Daniel fait le feu et improvise un gril avec des barres à béton trouvées dans le coin alors que Laurent prépare du riz ne résistant pas à la surcuisson. Le poisson grillé est délicieux, nous utilisons la chaleur résiduelle des braises pour préparer un thé avant le repos du guerrier pour une nuit sans histoires.

3 janvier : 21ème jour : de 110km au Nord de Nouakchott à l’oasis de Terjit: 500km

Déjeuner sur la plage, séance de photos à l’école, repliage spectaculaire de tente humoristique par Laurent et distribution de cadeaux (en partie avortée en ce qui concerne le vieux pêcheur) avant de prendre la route. A l’occasion d’un plein de gasoil à l’entrée Nord de Nouakchott, Laurent n’arrive plus à fermer la porte coulissante du bus et nous procédons à un petit « bricolage » d’une grosse demi-heure vendu à OM 8’000 mais âprement négociée à OM 1’500, selon un rapide calcul de Daniel du coût horaire d’un mécano mauritanien, et durant lequel nous en profitons pour pique-niquer : au menu nos délicieux pains de la veille agrémentés de la boîte de « corned beef »,tomates et oignons.

4 janvier : 22ème jour : de Terji à Chinguetti: 250km

Dormi à l’auberge du Maure bleu, tenu par Sylvie, une française de Sologne, en Mauritanie depuis dix ans et établie à Chinguetti depuis cinq ans.

Au menu: Ricard, crevettes, pâté de canard, lotte, accompagné d’un petit Bordeaux: un délice.

 

Malheureusement Daniel souffre de vomissements durant la nuit, le premier petit désagrément depuis le départ, rien de grave, le lendemain ç’est déjà passé!

5 janvier : 23ème jour : de Chinguetti à 10km au Sud d’Atar: 100km

Réveil en douceur, petit déjeuner et un léger farniente avant de partut avec Sylvie pour visite la fondation Ahmed…, une des bibliothèques privées de la vieille ville, créée au temps de la splendeur de la ville, lorsque celle-ci était un point important sur l’itinéraire du Hadj (pèlerinage à La Mecque). Suit une petite ballade au détour de ses rues ensablées, mais qui retrouvent le soleil, grâce à l’aide de l’UNESCO, Chinguetti étant classée au patrimoine mondial de l’humanité


Un petit lunch rapide composé de terrine de canard (à laquelle Daniel préfère néanmoins malheureusement renoncer), saucisse et un p’tit camembert avant le départ vers 15h00 pour refaire la route vers le Sud en direction de Nouakchott.


Atar n’offrant pas de possibilités d’hébergement très charmantes, nous hésitons de retourner à l’oasis de Terjit mais finalement décidons de bivouaquer en retrait de la nationale 10km après la ville. Après « un thé au Sahara » notre menu pourrait porter le non d’un nouveau film : « une fondue (aux tomates svp) dans le désert » !

( 12 janvier, 2008 )

de la frontière du Sahara occidental à Nouâdhibou

31 décembre : 18ème jour (suite) : de la frontière à Nouâdhibou: 50km

En sortant du no man’s land, nous découvrons le poste de frontière de la république islamique de Mauritanie (ouvert jusqu’à 19h00 avec une pause de 13h30 à 15h00) qui est l’occasion d’un premier contrôle de gendarmerie. Pendant que l’émissaire Paul amène les passeports au bureau, Laurent et Daniel font la conversation à un autre gendarme qui refuse de donner son nom car c’est un secret d’Etat. Il nous demande si nous apportons des cadeaux pour des enfants. On lui répond que nous avons quelques objets pour un orphelinat au Burkina Faso. Bien entendu, il tente de nous convaincre sans succès de donner pour les pauvres du coin, en commençant par sa famille. Il a quatre femmes, ce qui nous lui vaut nos félicitations et la remarque qu’il doit bien vivre. Paul revient avec les papiers et les visas pour trois jours (à EUR 10.- chacun) prolongeables à Nouakchott et nous continuons jusqu’au prochain poste de contrôle 300 mètres plus loin.

Le passage de la frontière est amusant et sympathique. Il y a là pêle-mêle la gendarmerie, la douane, les vendeurs d’assurance véhicule, de cartes téléphoniques et les agents de change. Paul s’en va négocier l’assurance et le taux de change : 300 ouguiya pour un euro ; oui ça c’est pour les touristes, mais pour moi c’est combien ? Les Mauritaniens rigolent car ils s’aperçoivent qu’ils n’ont pas à faire un touriste ordinaire, ce sera 320 pour cette fois. Pendant ce temps là, les procédures douanières se poursuivent. Un groupe de douaniers s’approche du bus et nous engageons une conversation sympathique. L’un deux demande à Daniel de faire des photos et la séance de pose s’engage. Grâce à une adresse E-mail, nous pourrons leur faire parvenir les clichés. Laurent acquiert une carte SIM mauritanienne. Tout se passe de manière décontractée, le contrôle physique du véhicule et de son chargement est liquidé en 42 secondes. En tout nous avons nécessité à peine plus d’une heure pour toutes les procédures. Paul revient en nous signalant qu’un mauritanien a demandé de venir avec nous jusqu’à Nouâdhibou et si nous sommes d’accord, ce qui ne pose pas le moindre problème, au contraire. Il s’agit de Mokthar, le vendeur d’assurances qui nous semble très sympathique, très informé et très observateur, ce qui impressionne Paul car il même remarqué que son turban n’est pas le dernier modèle. Paul confirme qu’il l’a effectivement acheté dans le Sahara algérien en 1989. Mokthar monte à l’avant et la route sur fond de crépuscule jusqu’à Nouâdhibou se transforme en une introduction sur le pays, son histoire, ses sites touristiques, la situation du Sahara occidental et de l’assassinat de quatre Français le 24 décembre en Mauritanie attribué à Al-Qaïda (fraction algérienne). Sur la route, encore quelques contrôles de douane et gendarmerie. Nous apprenons que les mêmes fiches récapitulatrices que nous avons utilisées au Maroc seront utiles ici.

 

 

de la frontière du Sahara occidental à Nouâdhibou dans La Mauritanie clip_image002Nouâdhibou, capitale économique de la Mauritanie et port de pêche important, anciennement appelé Port-Étienne, est situé sur le cap blanc (Ras Nouadhibou), à l’extrémité nord-ouest du pays. C’est par ce débouché portuaire qu’est exporté le minerai de fer de la mine de Zouerate, par l’un des plus grands trains du monde. Cette ville abrite 100’000 habitants. Une route, inaugurée début 2005 la relie dorénavant à Nouakchott et à la frontière sud du Sahara occidental administré par le Maroc. Ce nouveau moyen de communication fait qu’elle attire de plus en plus les populations du sud à la recherche de travail.

En arrivant dans la capitale économique, nous observons une concentration impressionnante de Mercedes. Moktar nous informe que beaucoup sont volées au Maroc…et cessent de fonctionner après quelques jours, grâce au blocage satellitaire (en option). On croise aussi d’énormes 4×4, acquis par des maffiosi trafiquants de drogue (haschich et chanvre indien).

Moktar nous amène au « camping.de la baie du lévrier » chez Ali. Les chambres (un matelas sur le sol et c’est tout) sont à OM 3’000 (option prise par Laurent et Daniel), alors que Paul sort la tente (OM 2’000). En demandant d’allumer le gaz, la douche est même agréablement chaude…et ça fait du bien, après le sable du Sahara crépissant les cheveux, d’autant plus que c’est le soir du réveillon. Ali nous emmène dans un restaurant chinois, « Le Mérou ». Nous mangeons des crevettes en entrée (à l’ail ou en salade) puis du poulet pour Ali et Laurent (moyen), Paul et Daniel dégustant un très bon filet de mérou (cherne ou thiouf). Pas de vin, mais de la Tsing Tan (bière chinoise). La facture plutôt salée : OM 15’000, soit l’équivalent d’un salaire mensuel moyen. Paul rentre avec Ali pendant que Daniel et Laurent boivent un café tranquillement et retournent au camp au gré d’une petite ballade. Le champagne cuvée millésimée mis au frais attendra car Laurent, fatigué s’en va mettre la tronçonneuse en marche avant les douze coups de minuit. Quelques minutes avant le passage à 2008 Paul ressort de sa tente et on se congratule, puis il rejoint Daniel dans le camping car de Juan Manuel et José, deux espagnols de Ceuta qui hébergent pour la nuit le vieux couple de motards italiens. Ces quatre-là en ont gros sur la patate car leur passage en Mauritanie s’est avéré long, énervant et cher. Sans doute une meilleure préparation psychologique et une attitude adaptée aux mœurs locales aurait peut-être pu leur faciliter la tâche. Quoi qu’il en soit, nous trinquons amicalement au cidre (espagnol et breton) à la nouvelle année qui commence.

1er janvier 2008 : 19ème jour : Nouâdhibou: 50km

Faute de temps (et sans doute de motivation suite à leur mésaventure douanière de la veille), les espagnols abandonnent leur projet d’aller pagayer (ils ont des canoës sur le toit) dans la réserve de la presqu’île du Cap Blanc pour observer les oiseaux migrateurs et essayer de voir les phoques moines (Monachus monachus), une espèce protégée dont il reste très peu de représentants sur la planète (principalement en Grèce) décimés qu’ils ont été au XVIIe siècle pour leur graisse.

En route pour le petit déjeuner à quelques rues derrière le consulat d’Espagne. Daniel s’arrête pour changer de l’argent (à 360) et trouve une coque pour son vénérable Nokia…,chouette, après la batterie neuve du Maroc, voilà un téléphone tout neuf ! Vers 11heures, nous partons avec Mokthar pour une excursion guidée. Nous commençons par un passage à la gare SNIM pour voir s’il y a une possibilité de mettre le bus sur le train jusqu’à Choum mais c’est fermé (le jour de l’An est férié). Nous piquons pour le cimetière de bateaux nous ébahir devant les épaves de bâtiments dont certains n’ont jamais navigués, faute d’équipage (alors que les bateaux avaient été offerts). D’autres ont été abandonnés plutôt que de payer les licences de pêche dues à la Mauritanie. C’est un spectacle un peu surréaliste.

Un peu plus loin en direction du Cap Blanc, nous avons le privilège d’assister à un rassemblement d’oiseaux migrateurs (peut-être des cormorans) sur la plage. Un train devant arriver tantôt nous retournons vers les rails et attendons le passage du monstre de 24’000 tonnes (si, si, c’est pas un gag), constitué de 200 wagons et tiré par quatre locomotives. Avec ses deux kilomètres de long, ce train minier est le deuxième le plus long du monde (seul un train australien du même genre fait un peu mieux avec quelques voitures de plus) et le plus lent (30km/h de moyenne). En queue de train, il y a trois « wagons-voyageurs », en fait des bahuts immondes. Il y a même des couchettes, mais c’est tellement sale et puant que les courageux qui s’y entassent sautent du train à peine celui-ci est arrêté. L’autre option pour voyager est de s’installer dans un wagon minier. S’il est vide, ça peut aller, mais s’il est plein, on ressort garanti imbibé de minerai de fer, bon pour la santé tout ça, mais dans ce cas le transport est gratuit !!

A compléter.

sur fond de plage couverte de bouteilles en PET et de sacs en plastique.

( 30 décembre, 2007 )

Le Sahara occidental

28 décembre : 15ème jour : de Sidi Ifni à « Le Roi Bédouin » (62 km au sud de Tarfaya) : 499km

Après une nuit régénératrice (Laurent ayant eu sa chambre simple « youppie ») à l’hôtel Bellevue et une douche à 10 DH, nous battons notre record de précocité matinale et mettons les voiles à 8h00. La nationale 12 menant à Ghelmim (ou Goulimime) s’élance dans de jolis paysages semi-arides. Nous croisons un « chasse-sable » au passage. La ville de 96’000 habitants n’a rien de très attrayant, son seul site touristique, le palais du caïd Dahman datant d’une centaine d’années, est en ruine. Nous nous y arrêtons néanmoins pour le p’tit déj dans un troquet au bord d’u rond-point. Il y un presse- oranges mais pas de fruits. Ni une ni deux, Daniel part en acheter 3kgs avec un gars local qui lui montre le chemin. Paul règle sans broncher la facture en tirant 125 DH de la bourse commune, voilà un café-œufs-pain chichement payé ! Nous reprenons maintenant la route nationale 1 et Laurent avale les 125km jusqu’à Tan-Tan avec des pointes presque 120km/h, la classe ! Le paysage est assez varié, le sable commence à montrer un peu plus que le bout de son nez. Il n’y a que 20km jusqu’à l’Atlantique, nous décidons de les faire immédiatement et d’aller boire un café à El Ouatia. Ce village semble être en plein boom immobilier, de nombreux hôtels sont en construction, nous nous attablons d’ailleurs face à la mer dans un établissement à peine ouvert. La route est encore longue loin la frontièreet nous repartons à travers de superbes alternances de désert rocailleux entremêlé de quelques dunes. Nous traversons quelques oueds, à chaque fois il y a une petite crique verdoyante. Au km 56, le pont sur l’Oued Chbika (ou Cheibeika) nous offre même une escadrille de flamands roses en démonstration. L’endroit est également une réserve de cormorans. C’est très joli, si ce coup-là, le « Lonely Planet », une fois n’est pas coutume, s’est complètement planté, même si des milliers de sacs de plastique dispersés par le vent et des tas de détritus jonchent le sol depuis trop longtemps. A un endroit il y a même un chien crevé…mais ça au moins c’est la nature ! Au km 112, deux kilomètres avant Sidi Akhfennir, on aperçoit un trou sur la droite mais nous passons tout droit sans s’arrêter, après avoir hésité. Daniel remarque que le « Petit Futé » décrit ce gouffre circulaire de 30m de diamètre et autant de profondeur. On appelle le « trou du diable ». L’océan vient s’y engouffrer par une galerie souterraine. Nous nous arrêtons au village pour faire le plein et prendre une photo de la falaise (hélas le paysage est toujours gâché par ces satanés sacs en plastique et détritus). Les estomacs crient. Nous cherchons un endroit pour se sustenter. Rien de très ragoûtant ne se présente, nous continuons un kilomètre plus loin jusqu’à « La Courbine d’Argent » mais ils n’ont plus rien à manger. Retour au village pour acheter du pain et des tomates, puis nous retournons à cette curiosité naturelle impressionnante pour pique-niquer. Heureusement ! On aperçoit des pêcheurs perchés sur la falaise, et c’est pas du chiqué (pas comme le certains bluffeurs gageurs….hein Laurent !)

C’est reparti vers le Sud, il y a des salines sur la droite mais Paul, au volant, file à toute allure. On le sent depuis le matin piaffer d’impatience d’arriver à Tarfaya, où Antoine de St-Exupéry a séjourné de 1927 à 1929 et où il a écrit « Courrier Sud » et une partie du « Petit Prince ».

 

Tarfaya (طرفاية) est une ville du sud du Maroc, autrefois appelée Villa Bens du temps du protectorat espagnol. Tarfaya fut occupée en 1882 par les Anglais. Ils y construisent un comptoir commercial baptisé « Casa Del Mar », qui se trouve actuellement en état de délabrement. Les tribus sahraouies ont alors sollicité l’intervention du sultan Hassan I qui négocie leur départ vers l’année 1885 en leur rachetant cette agence commerciale. Au cours de l’année 1927, la grande aventure de l’Aéropostale, cette société de transport de Toulouse dont le fondateur, l’industriel Pierre Georges Latécoère, croyait fermement à l’avenir de l’aviation en tant que moyen de transport commercial et de communication entre les hommes, commence. Il engagea, pour mettre en place un réseau de « lignes aériennes », un pilote de guerre, Didier Daurat, personnage intransigeant mais juste qui parvint à pousser les hommes aux limites de leurs possibilités. L’aviation était encore une activité nouvelle et un peu mystérieuse, pour ne pas dire mythique. Elle attirait ainsi des hommes jeunes et plein d’ambition, débutants pour la plupart et prêts à conquérir le monde entier en vivant intensément. La piste de Cap Juby, à proximité, fut une importante escale des lignes de l’Aéropostale. Antoine de Saint-Exupéry y fut nommé chef d’escale en 1927. Il y resta 18 mois, négocia avec les tribus maures insoumises la libération des pilotes prisonniers et y écrivit son premier roman, Courrier sud. le 28 septembre 2004, un musée y a été ouvert, créé par l’association Mémoire d’Aéropostale, soutenue notamment par la mairie de Toulouse et Airbus. Ce musée a notamment été inauguré par le célèbre journaliste aéronautique Bernard Chabbert, dont le père participa également à l’aventure de l’aéropostale.

Airbus Industries a co-financé un monument et un musée à sa mémoire. Il rêve même d’y passer la nuit. En arrivant, on voit le visage de Paul se décomposer sous la déception et l’exaspération : le mémorial n’est qu’un malheureux petit avion de pacotille en fer rouillé sur un petit socle vert et le musée est fermé car le conservateur est en vacances. Quant à la bourgade, hormis sa « Casa Mar » au large d’une plage, elle n’offre aucun charme. Nous continuons donc encore 62km jusqu’au camping « Le Roi Bédouin », tenu par Luc et Martine, des Belges, croisant au passage la « frontière officieuse » du Sahara occidental après une vingtaine de kilomètres. Le souper est constitué de ris et d’un tagine (ragoût) de dromadaire aux dattes (et amandes). Pour les non-initiés cela ressemble à s’y méprendre à du bœuf. Laurent et Paul affamés goûtent également aux fromages de chèvre « maison » et aux desserts (mousse au chocolat et mocca), A notre gauche, une allemande seule. Elle nous informe que son mec à une bronchite. En la cuisinant un peu, on apprend qu’il a également 39° de fièvre, des frissons et on lui a prescrit un décongestionnant et des antibiotiques dans un hôpital de Laâyoune. Elle semble presque surprise qu’à notre avis, le gars a une grosse grippe. Comme c’est viral, nous restons à distance, ce serait con de choper ces vilaines bébêtes avant la palu, on pourrait confondre ! L’endroit, dispose de tentes en dur mais aucune n’étant disponible, c’est l’occasion de tester nos trois tentes « deux secondes » Quechua. Il fait nuit mais les tentes s’ouvrent effectivement automatiquement en deux secondes. Paul et Daniel disposent leur tente sous le vent à une certaine distance de Laurent en espérant s’endormir rapidement ! C’est sans compter sur une bande de « fin-ronds » de Loire-Atlantique, identifiés grâce à leur plaque minéralogique française « 44 ». Apparemment la région de Nantes doit regorger des espèces suivantes : enculés, têtes de bite et juifs car ces noms résonnent dans tout le campement avec un volume sonore à faire pâlir le champion du monde des muezzins ! En cause, un non-partage de maquereaux à la moutarde, qui causera la séparation du groupe le lendemain matin.

29 décembre : 16ème jour : du camp « Le Roi Bédouin » à Dakhla : 627km

Le réveil des braves se situe autour des huit heures mais le rythme est lent. Paul va commander les petits-déjeuners tandis que Laurent prépare du café sur le Camping Gaz pour son « Einsatz » inaugural, C’est l’occasion d’un petit Lavazza emmené de Suisse avant de goûter au nectar de Luc. Il faut maintenant s’essayer au pliage des tentes. Par chance, il y a un voyageur toulousain accompagné de son papa et d’un ami dans le camp. Ils sont partis pour cinq mois à travers l’Afrique de l’Ouest. Avec nos cinq semaines, on fait presque ridicules à côté ! Expert en re-pliage de tentes (beaucoup plus compliqué que le dépliage), il nous donne un cours express de la procédure. Paul constate que le roi Luc doit avec des couilles rutilantes car à 580DH la facture pour trois Helvètes ayant campé et pas vraiment douché (eau de mer froide), extrapolé aux 17 personnes clients présents cette nuit-là, comparé aux frais fixes à assumer, l’affaire doit être en or. Le Monsieur s’amuse même à débrancher l’ordinateur et l’appareil photo en charge de peur que ses panneaux solaires n’explosent ! Il refuse également de servir du thé non commandé car il faut mettre bouillir de l’eau….et ça prend du temps « dixit ». Il est sans doute plus désorganisé que méchant mais nous ne pouvons décemment pas lui faire de la pub, même si son épouse est sympa.

Une trentaine de kilomètres nous sépare de la ville la plus importante (200’000 habitants) du Sahara occidental.

Laâyoune (El Aaiun), (en arabe : العيون [Al Aīūn], El Aaiún ou El-Ayoun, littéralement : « les yeux » ou « les sources »), est la plus importante ville du Sahara occidental. Elle est située au bord de l’Atlantique, à 500 km au sud d’Agadir, sur la route menant à Dakhla. Elle est contrôlée et administrée par le Maroc depuis 1975. Laâyoune est le chef-lieu de province pour l’administration marocaine. La ville est revendiquée comme capitale par la République arabe sahraouie démocratique. El Aaiún est également le nom d’un des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf (Algérie). La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) a son quartier général à Laâyoune.

 

Laâyoune est une ville moderne, Laurent qui aimerait voir une église vieille de 100 ans doit déchanter. Les contrôles policiers, militaires et de la gendarmerie se succèdent. L’ONU est également présente avec le MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Sahara occidental) mais nous ne les voyons pas. Un petit tour dans cette ville sans intérêt touristique, quelques petits clichés (dont l’étonnante cathédrale espagnole avec sa coupole blanche- fermée – et la grande mosquée Moulay Abdel Aziz) et nous continuons la route. Le port de la ville, El Marsa, est distant de 26km. La particularité est l’arrivée du plus long convoyeur du monde (plus de 100km) qui amène le phosphate depuis la mine de Bou Kra, c’est assez unique et vaut bien une petite pause, d’autant plus qu’il y a un (parmi les innombrables) contrôle de police à l’endroit où le convoyeur croise la nationale ! Il reste 460km jusqu’à Dakhla, il ne faut pas traîner et nous remettons les gaz. La route comporte notamment un no man’s land, un désert rocailleux de plus de 100km appelé « hamada ».

Aux abords du cap célèbre Boujdour, réputé dangereux, des épaves jonchent la plage. Boujdour (km 188) est l’occasion d’une nouvelle halte. Paul achète des Rayban authentiques pour remplacer celles qu’il a cassées, elles sont superbes. Laurent achète de l’eau et Daniel se ballade et prend quelques clichés. Il engage la conversation avec Mouloud, un moniteur d’auto-école, qui nous invite tantôt pour le thé. On apprend que l’alcool n’est pas toléré ici et qu’on pourrait vendre tout et n’importe quoi, mais surtout des pièces mécaniques de rechange, de la bière et des tee-shirts. On le saura pour la prochaine fois !

Au prochain contrôle, il y a un panneau indiquant que Dakar est à 1’740km, l’occasion d’une belle photo prise sympathiquement par Monsieur l’agent. Un Sénégalais arrive avec une Opel et un gros souci d’alternateur : on lui conseille de faire vérifier avant de s’engager au Sud, d’autant plus qu’il est déjà 16h15 et que la nuit tombera dans un peu plus de deux heures. C’est reparti et nous atteignons notre but, Dakhla, vers 20h30. Il fait bien évidemment nuit et on s’installe dans le premier camping. L’enthousiasme de Laurent est très mesuré (et c’est un euphémisme) car sa nette est un peu légère pour son dos endolori. Le camping fait motel et arrange une chambre en mettant le matelas du chien à disposition de Laurent ! Paul s’en va dormir, il n’a pas faim car il a liquidé le pain, la « vache qui rit » et les fruits en route. Bonne nuit ! Laurent et Daniel s’en vont au centre y déguster des merveilleux fruits de mer (moules et couteaux) et cinq délicieuses langoustes au restaurant Bahía, une adresse à retenir, d’autant plus que la facture n’excède pas DH 350 (environ CHF 50.-). On croit rêver ! C’est pas beau la vie ? Seul « hic » : ils n’ont pas de licence d’alcool, pas de problèmes : nous nous abreuvons d’une bouteille de champagne tirée de la réserve emmenée de Suisse par Laurent. Voilà une longue journée parachevée idéalement, nous pouvons donc aller jouir du repos du guerrier !

30 décembre : 17ème jour : autour de Dakhla : 65km

 

Dakhla (arabe : الداخلة‎) est une ville du Sahara occidental sous contrôle du Maroc, anciennement appelée Villa Cisneros en hommage à Francisco Jiménez de Cisneros. Il s’agit aujourd’hui d’un des grands ports de pêche de la région, dont la population varie du simple au double en fonction des périodes de pêches. La ville est l’un des derniers postes frontières avant la Mauritanie. Un aéroport dessert la ville à partir de Casablanca au moins trois fois par semaine.

A peine levé, Paul rigole car Laurent et Daniel ont annoncé depuis longtemps qu’ils iraient se baigner ici…mais le terrible vent (les tentes menacent de s’envoler et ça a tapé toute la nuit), l’air vif et l’eau plutôt fraîche (environ 17°C) n’incitent pas à faire trempette. Laurent et Daniel prennent leur première dose…de méfloquine (antipaludéen) prophylactique, à répéter dans une semaine, donc ! Paul, suffisamment immunisé, renonce et se contentera d’une prise curative, au cas où… Le temps est couvert, dommage car le site, avec ses magnifiques et larges plages, est assez enchanteur et propice aux sports nautiques fun, comme le windsurf, wakeboard ou le kitesurf, dont on admire un troupeau d’adeptes en pleine action à l’occasion d’une mini-excursion le long de la péninsule vers le PK 31 (où il y a une base tenue par Rachid, un athlète confirmé ayant participé aux JO de Sydney en 2000). Le professeur Paul explique à Laurent les rudiments de la conduite sur sable sans 4×4 : petite vitesse et beaucoup de puissance sont les deux facteurs les plus importants. Laurent sort le cerf-volant qu’il a reçu en cadeau « Shell » à Porrentruy mais jette l’éponge après 15 minutes, le montage de l’objet étant plus complexe que celui des tentes. On aperçoit au fond une dune-île qui redevient simple dune à marée basse (phénomène toujours inexpliqué à ce jour).


Un petit tour par le port et les « bidonvilles » nous amène sur le boulevard Hassan II, qui constitue le front de mer. Nous nous attablons pour le repas de midi à la « Casa Luis » et dégustons une excellente salade de poulpes ainsi que des brochettes de courbine. C’est bon mais la « ceviche de corvina » sud américaine s’adapte encore mieux à la tendre chair blanche de ce poisson. Il y a une prise électrique disponible c’est l’occasion rêvée de rattraper un peu le retard accumulé dans la rédaction du blog. Nous prenons soin de vous, chers lecteurs ! Après un bon moment de revue commune des photos et du texte, Daniel continue à rédiger tandis que Paul et Laurent vont faire quelques courses, faire le plein et surfer…sur internet. Laurent trouve une paire de matelas salvateurs qui le réconcilient avec l’idée du camping.

Le plan est de mettre à jour le blog sur le site puis de s’octroyer enfin le premier hammam. Cela n’aura pas permis de visiter la ville mais a priori ce n’est pas une grande perte, l’essentiel de la beauté du coin étant dans la nature et pas l’architecture. Vers 21h, Paul souhaite rentrer dormir, Laurent le reconduit et passe ensuite chez le coiffeur tandis que Daniel se rend au cyber-café, où il est rejoint par Laurent à 22h40. Trop tard pour le hammam, on aura traversé tout le Maroc sans s’y rendre une seule fois ! La connexion étant lente, Daniel réussit à mettre le texte à jour mais pas de publier toutes les photos souhaitées. Nous rentrons vers 1h30 du mat, non sans s’arrêter dans une boulangerie acheter deux pains au chocolat (mis au coup de fusil) et deux morceaux d’un gâteau plutôt bon qui finissent dans nos estomacs vides.

31 décembre : 18ème jour : de Dakhla à Nouadhibou : 365km

 

En ce jour de Saint-Sylvestre, nous partons à 8h20, avec seulement 20 minutes de retard sur l’horaire prévu, on s’améliore ! Ça devrait le faire car de toutes façons la douane mauritanienne est sensée être fermée de 12h00à 15h00 et nous n’avons environ « que » 360km pour y parvenir sans qu’il y ait beaucoup de sites à visiter sur le chemin. Le ciel est d’un bleu immaculé mais la température est toujours plutôt fraîche. Une fois le énième et toujours courtois (de notre part aussi, il faut le signaler) contrôle franchi, nous obliquons à droite et reprenons la direction du Sud sur la nationale 1. Nous faisons notre halte petit-déjeuner juste avant le village de El ‘Argoub. Comme c’est en face de Dakhla, c’est l’occasion d’une dernière photo.

Vers 10h30 nous repartons pour la dernière étape marocaine. Nous croisons maintenant la ligne des 23°27’’ du tropique du cancer. A partir de maintenant un océan de grandes (surnommées « pan a sucar ») et plus petites dunes défile, quelquefois il règne une sorte de brouillard sableux, c’est un peu lunaire. Un peu plus loin, une voiture de contrebandiers (on l’imagine au vu de le liasse de billets dans la poche de leur caissier) et en panne d’essence. Leur jauge ne fonctionnant pas ils n’ont pas remarqué que leur réservoir fût vide. Bons princes, nous leur vendons quatre litres à DH 5 l’unité. Pendant que Paul transvase dans une bouteille en PET, l’un des marocains veut de bonne volonté accélérer le mouvement et renverse deux décilitres sur les avant-bras de Daniel qui tient la bouteille.

Ça et là des dromadaires (une fois pour toutes : il n’y a pas de chameaux en Afrique !) a première vue sauvages, mais en fait ils sont toujours surveillés. On aperçoit un gardien (ou méhariste) courir après eux dès qu’ils s’éloignent un peu trop ou s’aventurent sur la route de manière trop insistante.

Vers 14h15 nous atteignons le dernier poste d’essence avant la Mauritanie, environ 80km avant la frontière. On remplit les réserves de carburant et d’eau ainsi que nos estomacs avec un tagine de viande (sans doute du mouton) avec beaucoup de légumes dégusté à la marocaine (avec du pain et trois doigts de la main droite) et profitons pour recharger l’ordinateur. On profite également de prendre quelques renseignements pratique sur la Mauritanie : assurance (EUR 35 pour 30 jours), taux de change (OM 330 pour EUR 1, peut-être OM 350 au marché noir), et procédures douanières (il semblerait qu’une demi-heure suffise pour les non Marocains). Au resto débarque une californienne qui a fait l’aller-retour pour rien car son ami marocain de Rabat n’a pas obtenu de visa d’entrée. Nous repartons à 15h00 et passons un dernier contrôle de police quelques kilomètres plus loin.

L’officier marocain à la frontière où nous arrivons vers 16h00 nous distribue deux formulaires par personne et indique à nos oreilles amusées qu’à la rubrique « domicile », nous pouvons indiquer le véhicule, soit Mercedes 208D, JU 21864. Pendant l’attente administrative, Daniel s’en va discuter le bout de lard avec les officiers devant la barrière. Environ une demi-heure plus tard et après un ultime contrôle nous passons la dernière porte et arrivons sur le spectacle de désolation attendu : plus de route goudronnée mais une piste défoncée (rappelons ici que la route asphaltée que nous avons traversée n’existe que depuis moins de trois ans !), des carcasses de voitures dont certaines ont manifestement sauté sur des mines et des acheteurs de véhicules. Laurent, d’ordinaire très efficace au volant, n’a sans doute pas retenu la leçon de Paul de la veille et s’ensable dans les 2 premiers mètres de sable mou. Nous avons à peine sorti les planches et la pelle qu’une ribambelle de bonnes âmes et une camionnette sont sur les lieux mais on se débrouille bien tous seuls. Ouf, car il faut encore passer la frontière mauritanienne !
La suite trépidante….bientôt. D’ores et déjà nous souhaitons à une merveilleuse année 2008 à nos fidèles lecteurs, parents et amis.

Bonne Année à tous,

 

Laurent, Paul et Daniel

( 30 décembre, 2007 )

de Ouarzazate aux portes du Sahara

26 décembre : 13ème jour : de Ouarzazate à Taroudant : 296km

A 9h15, Paul est le dernier à émerger et descend à la cuisine où nous prenons le café. Le petit-déjeuner est copieux (y’avais même des yogourts, ouah !). On se dit qu’on va pouvoir se mettre en route rapidement mais Paul nous répète que « L’homme pressé est déjà mort », selon un proverbe marocain bien connu. Il faut dire que entre romand, nous poursuivons les discussions nocturnes sur « presque tout sur presque rien » et traînassons dans cette ravissante demeure jusqu’à 14heures.

Musée du cinéma Ouarzazate

L’obligatoire tour de ville se fait au pas de charge. Nous déposons des cartons d’habits pour l’orphelinat de Marrakech chez Addi de Idealtours et faisons une rapide halte devant le tout nouveau musée du cinéma. En effet Ouarzazate, le HOLLYwood marocain, est très prisé par les producteurs de nombreux blockbusters, en particulier péplums (par exemple « Gladiator » et autres films où le sable (par ex. « La Momie » est omniprésent. Martine et Solange nous scoutent jusqu’à l’intersection de la route allant sur Marrakech par le Tizi-n-Tichka (le plus haut col du Maroc culminant à 2’260m) et la route d’Agadir.

Panorama sortie Ouarzazate
Taliouine, la capitale du safran est une tripe occasion : un arrêt shopping à la coopérative en goûtant un intéressant thé au safran au passage, Fleurs de safran de belles photos d’un coucher de soleil enflammant le ciel, Coucher de soleil sur Taliouine et d’un nouveau protocole de test orchestré par Paul, cette fois-ci sur la tôle protégeant le carter du moteur.

Une rapide séance plénière sur les itinéraires possibles (nous évaluons la possibilité de passer par le région de Tafraoute au cœur de l’Anti-Atlas, et nous voilà sur le chemin de Taroudant, chère à Jacquot 1er qui y séjourne régulièrement, s’y trouve préseeeeentement et pourrait y demeurer de manière plus permanente à l’avenir. Affaire à suivre…

Nous nous installons à l’hôtel « Taroudant », seul établissement avec une licence d’alcool, où nous nous accordons un triple luxe d’infidèles : une bière, un steak frites à la française et un coup de rouge ! L’ambiance du bar de l’hôtel ressemble à s’y méprendre à celle d’un pub anglais à l’heure de la fermeture avec ses ivrognes de classe sociale tout sauf aisée titubant le long des corridors. A 22h30 Paul et Laurent sont au bord de l’évanouissement, le café avec Jacquot à la « Gazelle d’or » est annulé, et décident d’aller se coucher. Comme il n’y avait plus qu’une seule chambre de libre (avec TV diffusant la BBC Môôôôssieur), Daniel décide d’aller se fatiguer et part pour une marche photographique au clair de lune de deux heures à travers la superbe muraille en pisé de 5km entourant la ville. Les remparts sont superbes mais la ville n’a sinon pas grand intérêt et est hantée par chiens et chats errants ainsi que par de nombreux détritus.

Taroudant porte au clair de lune

27 décembre : 14ème jour : de Taroudant à Sidi Ifni : 280km

Aujourd’hui nous sommes un peu plus matinaux et après un petit-déjeuner sur le pouce au café d’en face, nous procédons au roulage à 8h30. Le compteur affiche 86’083km. A partir de maintenant, nous attaquons la route du Sud où tout va désormais être différent, en particulier des distances à parcourir beaucoup plus longues. Faute de temps et d’intérêt, nous évitions Agadir mais prenons « l’autoroute Chirac » reliant Taroudant à Agadir (65km). Les paysages sont constitués de cultures d’agrumes (orangers) baignées par l’Oued Souss qui arrose toute cette vallée.

Agadir (qui signifie « grenier fortifié » en tachelhit (berbère) (tifinagh: agadir_amazigh.jpg, arabe: أڭادير) est une ville du sud-ouest marocain, située sur la côte Atlantique à 508 km au sud de Casablanca et à 235 km à l’ouest de Marrakech, dans la région du Souss. Agadir est préfecture de la région administrative Souss-Massa-Drâa et un haut lieu du tourisme.

Nous quittons la route nationale 1 à Had-Belfa et bifurquons sur la droite vers le parc national de Souss-Massa.Entrée parc national Souss-Massa

Cette réserve ornithologique regorge d’espèces intéressantes mais nous nous bornons à prendre un thé à l’absinthe chez Rachid, Souss-Massa thé un des guides berbères de l’association. Il nous a gentiment invité après que nous ayons offert des chemises et des ceintures « Swiss Army ».

De retour sur la nationale direction Sud, nous atteignons Tiznit, une ville de 54’000 habitants bâtie dans une zone aride de la vallée du Sous, à l’extrémité ouest de la chaîne de l’Anti-Atlas. C’est la plus grande agglomération avant le Sahara Occidental et donc l’occasion de remplir nos caisses à provision avec du riz, des boîtes de sardines et thon et des fruits, avant la traversée du désert. Pas de thé car seul la marque Lipton est présente en sachets et Laurent décrète que c’est une qualité inacceptable. Les touaregs (ou « hommes bleus ») réalisent ici des bijoux en argent (par ailleurs pas de très bonne facture) présentés dans le souk bordant la place « El-Méchouar ». Une valve défectueuse est réparée en cinq minutes par un mécano du coin, on espère ne jamais savoir combien de temps la même réparation prendrait de temps au milieu du désert mauritanien.

L’Atlantique est à 35km au Sud-Ouest par la route 104. La première localité sur la côte est Gourizim, et de là, notre prochaine étape, Sid Ifni, est encore à 40km au bout d’une superbe route côtière offrant un panorama vallonné avec la mer à notre droite.

Avides de manger les produits de la mer, nous nous attablons au sommet de la terrasse de l’Hôtel Bellevue tout excités. La salade en entrée est splendide et le Guerrouane blanc sec promet de bien se marier avec le plat de poisson varié. Hélas…il est frit dans une huile à faire bondir Catherine Walli et ses successeurs !  Sidi Ifni lunch @Bellevue Il commence à sa faire tard et on se dit que crécher dans cette charmante bourgade de 21’000 habitants et son architecture art-déco espagnol des années 1930 , témoin de l’héritage colonial, serait une bonne idée.

 Sidi Ifni ancien casino   

 Sidi Ifni maison bateau


Un tour des hôtels s’avérant infructueux, nous retournons au Bellevue pour établir nos quartiers. Paul va se coucher tandis que Laurent et Daniel liquide la bouteille de rhum tout en effectuant la tâche traditionnelle de triage des photos jusque vers minuit. Les tapas ne sont plus d’actualité depuis le départ des Ibériques et il faut s’y reprendre pour avoir quelques morceaux de tortilla pour accompagner les inévitables olives.

( 26 décembre, 2007 )

de Fès à Ouarzazate

24 décembre : 11ème jour : de Fès à Gulmima : 441km

En construction…

25 décembre : 12ème jour : de Gulmima à Ouarzazate : 256km

Ce jour de Noël nous gratifie d’un soleil éclatent bienvenu, vu que le froid, on en a assez eu depuis l’arrivée en Afrique. Le plus matinal est Paul qui vérifie le radiateur et constate qu’il a encore perdu un litre et demi d’eau pendant la nuit. On profitera de l’étape à Ouarzazate (ce qui signifie « ville sans bruit ») pour réparer car nous décidons également de MALHEUREUSEMENT zapper Marrakech et ses incontournables : Place Jemâa El Fna (place magique), la Koutoubia et sa grande tour, la Mosquée El Mansour, les tombeaux Saadiens (dans le Palais El Badii), le palais de la Bahia, les jardins de Majorelle et Musée d’art Islamique et la Ménara.

Anciennement appelée Amogdul (la bien gardée) en Berbère, Mogdura en portugais, Mogadur en espagnol et Mogador en français, Essaouira (الصويرة‎) (la bien dessinée) est une ville portuaire du Maroc sur la côte atlantiquemédina est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. comptant environ 70 000 habitants et le chef-lieu de la province du même nom qui compte environ 500 000 habitants. Sa médina est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Essaouira subit hélas le même sort.

 

Anciennement appelée Amogdul (la bien gardée) en Berbère, Mogdura en portugais, Mogadur en espagnol et Mogador en français, Essaouira (الصويرة‎) (la bien dessinée) est une ville portuaire du Maroc sur la côte atlantiquemédina est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. comptant environ 70 000 habitants et le chef-lieu de la province du même nom qui compte environ 500 000 habitants. Sa médina est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous piquerons donc directement sur le sud et passerons Noël à Ouarzazate. Ceci est motivé par le fait que, vu le retard accumulé sur le programme prévu – eh oui, il y a tellement de belles choses à voir dans ce beau pays…et on ne démarre pas vraiment non plus tous les matins à sept heures du mat comme le souhaiterait Paul (mais c’est les vacances, m…) – revenir au Maroc est chose aisée, alors que l’expédition en Afrique Noire ne se répétera pas aussi facilement.

Départ de Gulmima 9h50 après un petit déjeuner en terrasse. Daniel est le seul a avoir eu le courage de prendre une vraie douche avec shampoing, les autres n’appréciant pas l’eau fraîche (et c’est un euphémisme) aux robinets de l’hôtel Gheriz. Petit tour rapide à la casbah en passant devant la maison d’hôte « Les Palmiers » (qui affichant complet, n’avait hélas pas pu nous accueillir) pour décider « circuler, y’a rien à voir » en on se met en route. Celle-ci se passe sans encombres, nous longeons l’Atlas (époustouflant) par le Sud en traversant Tinejdad, Tinerhir, et Boumalne du Dadès.

Un peu avant Ouarzazate, les drapeaux marocains fleurissent au bord des routes et la sécurité nationale est postée au rond-point du golf royal pour prendre soin de M6 en visite dans le coin. Nous sommes reçus chez Martine Tomasini, une copine de longue date de Pierre Friderici (lui-même un ami de Laurent) qui est venu nous chercher à la station Total à l’entrée est de la ville, le temps de faire deux trois photos de femmes berbères attendant le car. Une fois arrivés dans sa superbe maison et avoir fait connaissance également de Solange, une amie lausannoise de Martine venue visiter sa copine pour la première fois depuis son déménagement, il faut se manier et les tâches sont partagées : Laurent triera et rangera l’équipement (de couchage camping, de cuisine mobile de campagne, de réparation du véhicule), et les cadeaux qu’il a amenés pour des orphelinats, Paul s’occupera de faire vérifier le radiateur, d’acquérir les quelques objets manquants nécessaires à la traversée du désert, et Daniel continuera le triage des photos et la rédaction du blog. Paul engage un protocole de test sur la résistance des pneus et décide d’escalader la bordure avec le bus. Le « béton armé » de l’Atlas étant ce qui l’est, c’est le bus qui gagne ! Comme nous avons appris par la TV marocaine la veille, reliée par Mozart (frère de Daniel) via SMS et commentaire sur le blog, qu’une famille française s’est faite trucidée en Mauritanie entre Aleg et Maghta Lahjar, à environ 250 kilomètres au sud-est de Nouakchott. En ce moment, la thèse du terrorisme par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, affilié à Al-Qaïda en recherche de fonds est avancée. Affaire à suivre sans pour autant devenir parano car premièrement on n’est pas obligé de passer par là et deuxièmement la région est maintenant sécurisée car le gouvernement mauritanien ne peut et ne va pas mettre son tourisme (importante source de revenu) en danger.

Martine, vaudoise à moitié italienne venue d’Echichens, nous fait passer chez elle une soirée de Noël des plus intéressantes et « fun ». Elle a également invité Malika, une de ces amies avocate marocaines. Le magnum de champagne de Laurent est passé à la casserole à l’apéro, puis nous avons enchaîné avec un succulent repas (à la préparation duquel Fana, son aide berbère a largement contribué): œufs mimosa, salade variée, poulet au curry et bûche (si, si !), le tout arrosé de très bons vins (blancs, S de Syrah et rouge Médaillon, Cabernet 2005) marocains, pour finir avec le meilleur café (N…what else !) depuis notre départ et une petite grappa qui nous a bien retapé après notre séance Karaoké ! C’est le moment ou Paul en profite habilement pour tirer sa révérence, c’est vrai mon dieu qu’il est déjà minuit ! S’ensuivent des discussions variées entre les « survivants » : Martine, Laurent et Daniel. Martine, ancienne journaliste à la RSR et la TSR, usant de ses expressions colorées et son franc-parler, nous épate en relatant des épisodes de sa carrière professionnelle. Malheureusement, une sclérose en plaque l’a privée de son métier et de sa passion et c’est avec courage et grâce à son caractère bien trempé qu’elle est venue démarrer une nouvelle vie au Maroc en été 2002. A 2h30 du mat, Laurent nous quitte et la discussion continue jusqu’à quatre heures.

( 26 décembre, 2007 )

de Moulay Idriss à Fès

22 décembre : 9ème jour : de Moulay Idriss à Meknès : 30km

Diane vers 8 heures, nous déjeunons sur la place après avoir chargé le bus et partons pour une balade dans Moulay Idriss. Le mausolée éponnyme Mausolée de Moulay Idriss pour commencer puis une ascension dancs cette bourgade construite sur deux collines à la recherche des deux terrasses offrant la vue recherchée. Mausolée de Moulay Idriss vue

Paul et Laurent en ayant assez avec petite marche sur un côté (caramba c’est sur l’autre qu’il faut aller), Daniel va faire ses clic clac Kodak tout seul. Nous décidons de ne pas aller voir le minaret circulaire, emblématique du lieu (au Maroc ils sont d’ordinaire carrés) afin de rallier Meknès rapidement. L’étape est courte mais la route est superbe avec ses paysages d’agaves Panorama route de Meknès  et de figuiers de Barbarie.   Daniel figue de barbarie

 

Meknès, superbe impériale nous fascine. Nous nous attachons les services d’un guide qui nous amène où bon lui semble.

Meknès place El-Hedim  Meknès place El-Hedim

Meknès El-Mansour de El-Hedim ,, « souk infidèle »: Meknès souk infidèle

A continuer…

23 décembre : 10ème jour : de Meknès à Fès : 65km

En construction…

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