( 30 décembre, 2007 )

Le Sahara occidental

28 décembre : 15ème jour : de Sidi Ifni à « Le Roi Bédouin » (62 km au sud de Tarfaya) : 499km

Après une nuit régénératrice (Laurent ayant eu sa chambre simple « youppie ») à l’hôtel Bellevue et une douche à 10 DH, nous battons notre record de précocité matinale et mettons les voiles à 8h00. La nationale 12 menant à Ghelmim (ou Goulimime) s’élance dans de jolis paysages semi-arides. Nous croisons un « chasse-sable » au passage. La ville de 96’000 habitants n’a rien de très attrayant, son seul site touristique, le palais du caïd Dahman datant d’une centaine d’années, est en ruine. Nous nous y arrêtons néanmoins pour le p’tit déj dans un troquet au bord d’u rond-point. Il y un presse- oranges mais pas de fruits. Ni une ni deux, Daniel part en acheter 3kgs avec un gars local qui lui montre le chemin. Paul règle sans broncher la facture en tirant 125 DH de la bourse commune, voilà un café-œufs-pain chichement payé ! Nous reprenons maintenant la route nationale 1 et Laurent avale les 125km jusqu’à Tan-Tan avec des pointes presque 120km/h, la classe ! Le paysage est assez varié, le sable commence à montrer un peu plus que le bout de son nez. Il n’y a que 20km jusqu’à l’Atlantique, nous décidons de les faire immédiatement et d’aller boire un café à El Ouatia. Ce village semble être en plein boom immobilier, de nombreux hôtels sont en construction, nous nous attablons d’ailleurs face à la mer dans un établissement à peine ouvert. La route est encore longue loin la frontièreet nous repartons à travers de superbes alternances de désert rocailleux entremêlé de quelques dunes. Nous traversons quelques oueds, à chaque fois il y a une petite crique verdoyante. Au km 56, le pont sur l’Oued Chbika (ou Cheibeika) nous offre même une escadrille de flamands roses en démonstration. L’endroit est également une réserve de cormorans. C’est très joli, si ce coup-là, le « Lonely Planet », une fois n’est pas coutume, s’est complètement planté, même si des milliers de sacs de plastique dispersés par le vent et des tas de détritus jonchent le sol depuis trop longtemps. A un endroit il y a même un chien crevé…mais ça au moins c’est la nature ! Au km 112, deux kilomètres avant Sidi Akhfennir, on aperçoit un trou sur la droite mais nous passons tout droit sans s’arrêter, après avoir hésité. Daniel remarque que le « Petit Futé » décrit ce gouffre circulaire de 30m de diamètre et autant de profondeur. On appelle le « trou du diable ». L’océan vient s’y engouffrer par une galerie souterraine. Nous nous arrêtons au village pour faire le plein et prendre une photo de la falaise (hélas le paysage est toujours gâché par ces satanés sacs en plastique et détritus). Les estomacs crient. Nous cherchons un endroit pour se sustenter. Rien de très ragoûtant ne se présente, nous continuons un kilomètre plus loin jusqu’à « La Courbine d’Argent » mais ils n’ont plus rien à manger. Retour au village pour acheter du pain et des tomates, puis nous retournons à cette curiosité naturelle impressionnante pour pique-niquer. Heureusement ! On aperçoit des pêcheurs perchés sur la falaise, et c’est pas du chiqué (pas comme le certains bluffeurs gageurs….hein Laurent !)

C’est reparti vers le Sud, il y a des salines sur la droite mais Paul, au volant, file à toute allure. On le sent depuis le matin piaffer d’impatience d’arriver à Tarfaya, où Antoine de St-Exupéry a séjourné de 1927 à 1929 et où il a écrit « Courrier Sud » et une partie du « Petit Prince ».

 

Tarfaya (طرفاية) est une ville du sud du Maroc, autrefois appelée Villa Bens du temps du protectorat espagnol. Tarfaya fut occupée en 1882 par les Anglais. Ils y construisent un comptoir commercial baptisé « Casa Del Mar », qui se trouve actuellement en état de délabrement. Les tribus sahraouies ont alors sollicité l’intervention du sultan Hassan I qui négocie leur départ vers l’année 1885 en leur rachetant cette agence commerciale. Au cours de l’année 1927, la grande aventure de l’Aéropostale, cette société de transport de Toulouse dont le fondateur, l’industriel Pierre Georges Latécoère, croyait fermement à l’avenir de l’aviation en tant que moyen de transport commercial et de communication entre les hommes, commence. Il engagea, pour mettre en place un réseau de « lignes aériennes », un pilote de guerre, Didier Daurat, personnage intransigeant mais juste qui parvint à pousser les hommes aux limites de leurs possibilités. L’aviation était encore une activité nouvelle et un peu mystérieuse, pour ne pas dire mythique. Elle attirait ainsi des hommes jeunes et plein d’ambition, débutants pour la plupart et prêts à conquérir le monde entier en vivant intensément. La piste de Cap Juby, à proximité, fut une importante escale des lignes de l’Aéropostale. Antoine de Saint-Exupéry y fut nommé chef d’escale en 1927. Il y resta 18 mois, négocia avec les tribus maures insoumises la libération des pilotes prisonniers et y écrivit son premier roman, Courrier sud. le 28 septembre 2004, un musée y a été ouvert, créé par l’association Mémoire d’Aéropostale, soutenue notamment par la mairie de Toulouse et Airbus. Ce musée a notamment été inauguré par le célèbre journaliste aéronautique Bernard Chabbert, dont le père participa également à l’aventure de l’aéropostale.

Airbus Industries a co-financé un monument et un musée à sa mémoire. Il rêve même d’y passer la nuit. En arrivant, on voit le visage de Paul se décomposer sous la déception et l’exaspération : le mémorial n’est qu’un malheureux petit avion de pacotille en fer rouillé sur un petit socle vert et le musée est fermé car le conservateur est en vacances. Quant à la bourgade, hormis sa « Casa Mar » au large d’une plage, elle n’offre aucun charme. Nous continuons donc encore 62km jusqu’au camping « Le Roi Bédouin », tenu par Luc et Martine, des Belges, croisant au passage la « frontière officieuse » du Sahara occidental après une vingtaine de kilomètres. Le souper est constitué de ris et d’un tagine (ragoût) de dromadaire aux dattes (et amandes). Pour les non-initiés cela ressemble à s’y méprendre à du bœuf. Laurent et Paul affamés goûtent également aux fromages de chèvre « maison » et aux desserts (mousse au chocolat et mocca), A notre gauche, une allemande seule. Elle nous informe que son mec à une bronchite. En la cuisinant un peu, on apprend qu’il a également 39° de fièvre, des frissons et on lui a prescrit un décongestionnant et des antibiotiques dans un hôpital de Laâyoune. Elle semble presque surprise qu’à notre avis, le gars a une grosse grippe. Comme c’est viral, nous restons à distance, ce serait con de choper ces vilaines bébêtes avant la palu, on pourrait confondre ! L’endroit, dispose de tentes en dur mais aucune n’étant disponible, c’est l’occasion de tester nos trois tentes « deux secondes » Quechua. Il fait nuit mais les tentes s’ouvrent effectivement automatiquement en deux secondes. Paul et Daniel disposent leur tente sous le vent à une certaine distance de Laurent en espérant s’endormir rapidement ! C’est sans compter sur une bande de « fin-ronds » de Loire-Atlantique, identifiés grâce à leur plaque minéralogique française « 44 ». Apparemment la région de Nantes doit regorger des espèces suivantes : enculés, têtes de bite et juifs car ces noms résonnent dans tout le campement avec un volume sonore à faire pâlir le champion du monde des muezzins ! En cause, un non-partage de maquereaux à la moutarde, qui causera la séparation du groupe le lendemain matin.

29 décembre : 16ème jour : du camp « Le Roi Bédouin » à Dakhla : 627km

Le réveil des braves se situe autour des huit heures mais le rythme est lent. Paul va commander les petits-déjeuners tandis que Laurent prépare du café sur le Camping Gaz pour son « Einsatz » inaugural, C’est l’occasion d’un petit Lavazza emmené de Suisse avant de goûter au nectar de Luc. Il faut maintenant s’essayer au pliage des tentes. Par chance, il y a un voyageur toulousain accompagné de son papa et d’un ami dans le camp. Ils sont partis pour cinq mois à travers l’Afrique de l’Ouest. Avec nos cinq semaines, on fait presque ridicules à côté ! Expert en re-pliage de tentes (beaucoup plus compliqué que le dépliage), il nous donne un cours express de la procédure. Paul constate que le roi Luc doit avec des couilles rutilantes car à 580DH la facture pour trois Helvètes ayant campé et pas vraiment douché (eau de mer froide), extrapolé aux 17 personnes clients présents cette nuit-là, comparé aux frais fixes à assumer, l’affaire doit être en or. Le Monsieur s’amuse même à débrancher l’ordinateur et l’appareil photo en charge de peur que ses panneaux solaires n’explosent ! Il refuse également de servir du thé non commandé car il faut mettre bouillir de l’eau….et ça prend du temps « dixit ». Il est sans doute plus désorganisé que méchant mais nous ne pouvons décemment pas lui faire de la pub, même si son épouse est sympa.

Une trentaine de kilomètres nous sépare de la ville la plus importante (200’000 habitants) du Sahara occidental.

Laâyoune (El Aaiun), (en arabe : العيون [Al Aīūn], El Aaiún ou El-Ayoun, littéralement : « les yeux » ou « les sources »), est la plus importante ville du Sahara occidental. Elle est située au bord de l’Atlantique, à 500 km au sud d’Agadir, sur la route menant à Dakhla. Elle est contrôlée et administrée par le Maroc depuis 1975. Laâyoune est le chef-lieu de province pour l’administration marocaine. La ville est revendiquée comme capitale par la République arabe sahraouie démocratique. El Aaiún est également le nom d’un des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf (Algérie). La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) a son quartier général à Laâyoune.

 

Laâyoune est une ville moderne, Laurent qui aimerait voir une église vieille de 100 ans doit déchanter. Les contrôles policiers, militaires et de la gendarmerie se succèdent. L’ONU est également présente avec le MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Sahara occidental) mais nous ne les voyons pas. Un petit tour dans cette ville sans intérêt touristique, quelques petits clichés (dont l’étonnante cathédrale espagnole avec sa coupole blanche- fermée – et la grande mosquée Moulay Abdel Aziz) et nous continuons la route. Le port de la ville, El Marsa, est distant de 26km. La particularité est l’arrivée du plus long convoyeur du monde (plus de 100km) qui amène le phosphate depuis la mine de Bou Kra, c’est assez unique et vaut bien une petite pause, d’autant plus qu’il y a un (parmi les innombrables) contrôle de police à l’endroit où le convoyeur croise la nationale ! Il reste 460km jusqu’à Dakhla, il ne faut pas traîner et nous remettons les gaz. La route comporte notamment un no man’s land, un désert rocailleux de plus de 100km appelé « hamada ».

Aux abords du cap célèbre Boujdour, réputé dangereux, des épaves jonchent la plage. Boujdour (km 188) est l’occasion d’une nouvelle halte. Paul achète des Rayban authentiques pour remplacer celles qu’il a cassées, elles sont superbes. Laurent achète de l’eau et Daniel se ballade et prend quelques clichés. Il engage la conversation avec Mouloud, un moniteur d’auto-école, qui nous invite tantôt pour le thé. On apprend que l’alcool n’est pas toléré ici et qu’on pourrait vendre tout et n’importe quoi, mais surtout des pièces mécaniques de rechange, de la bière et des tee-shirts. On le saura pour la prochaine fois !

Au prochain contrôle, il y a un panneau indiquant que Dakar est à 1’740km, l’occasion d’une belle photo prise sympathiquement par Monsieur l’agent. Un Sénégalais arrive avec une Opel et un gros souci d’alternateur : on lui conseille de faire vérifier avant de s’engager au Sud, d’autant plus qu’il est déjà 16h15 et que la nuit tombera dans un peu plus de deux heures. C’est reparti et nous atteignons notre but, Dakhla, vers 20h30. Il fait bien évidemment nuit et on s’installe dans le premier camping. L’enthousiasme de Laurent est très mesuré (et c’est un euphémisme) car sa nette est un peu légère pour son dos endolori. Le camping fait motel et arrange une chambre en mettant le matelas du chien à disposition de Laurent ! Paul s’en va dormir, il n’a pas faim car il a liquidé le pain, la « vache qui rit » et les fruits en route. Bonne nuit ! Laurent et Daniel s’en vont au centre y déguster des merveilleux fruits de mer (moules et couteaux) et cinq délicieuses langoustes au restaurant Bahía, une adresse à retenir, d’autant plus que la facture n’excède pas DH 350 (environ CHF 50.-). On croit rêver ! C’est pas beau la vie ? Seul « hic » : ils n’ont pas de licence d’alcool, pas de problèmes : nous nous abreuvons d’une bouteille de champagne tirée de la réserve emmenée de Suisse par Laurent. Voilà une longue journée parachevée idéalement, nous pouvons donc aller jouir du repos du guerrier !

30 décembre : 17ème jour : autour de Dakhla : 65km

 

Dakhla (arabe : الداخلة‎) est une ville du Sahara occidental sous contrôle du Maroc, anciennement appelée Villa Cisneros en hommage à Francisco Jiménez de Cisneros. Il s’agit aujourd’hui d’un des grands ports de pêche de la région, dont la population varie du simple au double en fonction des périodes de pêches. La ville est l’un des derniers postes frontières avant la Mauritanie. Un aéroport dessert la ville à partir de Casablanca au moins trois fois par semaine.

A peine levé, Paul rigole car Laurent et Daniel ont annoncé depuis longtemps qu’ils iraient se baigner ici…mais le terrible vent (les tentes menacent de s’envoler et ça a tapé toute la nuit), l’air vif et l’eau plutôt fraîche (environ 17°C) n’incitent pas à faire trempette. Laurent et Daniel prennent leur première dose…de méfloquine (antipaludéen) prophylactique, à répéter dans une semaine, donc ! Paul, suffisamment immunisé, renonce et se contentera d’une prise curative, au cas où… Le temps est couvert, dommage car le site, avec ses magnifiques et larges plages, est assez enchanteur et propice aux sports nautiques fun, comme le windsurf, wakeboard ou le kitesurf, dont on admire un troupeau d’adeptes en pleine action à l’occasion d’une mini-excursion le long de la péninsule vers le PK 31 (où il y a une base tenue par Rachid, un athlète confirmé ayant participé aux JO de Sydney en 2000). Le professeur Paul explique à Laurent les rudiments de la conduite sur sable sans 4×4 : petite vitesse et beaucoup de puissance sont les deux facteurs les plus importants. Laurent sort le cerf-volant qu’il a reçu en cadeau « Shell » à Porrentruy mais jette l’éponge après 15 minutes, le montage de l’objet étant plus complexe que celui des tentes. On aperçoit au fond une dune-île qui redevient simple dune à marée basse (phénomène toujours inexpliqué à ce jour).


Un petit tour par le port et les « bidonvilles » nous amène sur le boulevard Hassan II, qui constitue le front de mer. Nous nous attablons pour le repas de midi à la « Casa Luis » et dégustons une excellente salade de poulpes ainsi que des brochettes de courbine. C’est bon mais la « ceviche de corvina » sud américaine s’adapte encore mieux à la tendre chair blanche de ce poisson. Il y a une prise électrique disponible c’est l’occasion rêvée de rattraper un peu le retard accumulé dans la rédaction du blog. Nous prenons soin de vous, chers lecteurs ! Après un bon moment de revue commune des photos et du texte, Daniel continue à rédiger tandis que Paul et Laurent vont faire quelques courses, faire le plein et surfer…sur internet. Laurent trouve une paire de matelas salvateurs qui le réconcilient avec l’idée du camping.

Le plan est de mettre à jour le blog sur le site puis de s’octroyer enfin le premier hammam. Cela n’aura pas permis de visiter la ville mais a priori ce n’est pas une grande perte, l’essentiel de la beauté du coin étant dans la nature et pas l’architecture. Vers 21h, Paul souhaite rentrer dormir, Laurent le reconduit et passe ensuite chez le coiffeur tandis que Daniel se rend au cyber-café, où il est rejoint par Laurent à 22h40. Trop tard pour le hammam, on aura traversé tout le Maroc sans s’y rendre une seule fois ! La connexion étant lente, Daniel réussit à mettre le texte à jour mais pas de publier toutes les photos souhaitées. Nous rentrons vers 1h30 du mat, non sans s’arrêter dans une boulangerie acheter deux pains au chocolat (mis au coup de fusil) et deux morceaux d’un gâteau plutôt bon qui finissent dans nos estomacs vides.

31 décembre : 18ème jour : de Dakhla à Nouadhibou : 365km

 

En ce jour de Saint-Sylvestre, nous partons à 8h20, avec seulement 20 minutes de retard sur l’horaire prévu, on s’améliore ! Ça devrait le faire car de toutes façons la douane mauritanienne est sensée être fermée de 12h00à 15h00 et nous n’avons environ « que » 360km pour y parvenir sans qu’il y ait beaucoup de sites à visiter sur le chemin. Le ciel est d’un bleu immaculé mais la température est toujours plutôt fraîche. Une fois le énième et toujours courtois (de notre part aussi, il faut le signaler) contrôle franchi, nous obliquons à droite et reprenons la direction du Sud sur la nationale 1. Nous faisons notre halte petit-déjeuner juste avant le village de El ‘Argoub. Comme c’est en face de Dakhla, c’est l’occasion d’une dernière photo.

Vers 10h30 nous repartons pour la dernière étape marocaine. Nous croisons maintenant la ligne des 23°27’’ du tropique du cancer. A partir de maintenant un océan de grandes (surnommées « pan a sucar ») et plus petites dunes défile, quelquefois il règne une sorte de brouillard sableux, c’est un peu lunaire. Un peu plus loin, une voiture de contrebandiers (on l’imagine au vu de le liasse de billets dans la poche de leur caissier) et en panne d’essence. Leur jauge ne fonctionnant pas ils n’ont pas remarqué que leur réservoir fût vide. Bons princes, nous leur vendons quatre litres à DH 5 l’unité. Pendant que Paul transvase dans une bouteille en PET, l’un des marocains veut de bonne volonté accélérer le mouvement et renverse deux décilitres sur les avant-bras de Daniel qui tient la bouteille.

Ça et là des dromadaires (une fois pour toutes : il n’y a pas de chameaux en Afrique !) a première vue sauvages, mais en fait ils sont toujours surveillés. On aperçoit un gardien (ou méhariste) courir après eux dès qu’ils s’éloignent un peu trop ou s’aventurent sur la route de manière trop insistante.

Vers 14h15 nous atteignons le dernier poste d’essence avant la Mauritanie, environ 80km avant la frontière. On remplit les réserves de carburant et d’eau ainsi que nos estomacs avec un tagine de viande (sans doute du mouton) avec beaucoup de légumes dégusté à la marocaine (avec du pain et trois doigts de la main droite) et profitons pour recharger l’ordinateur. On profite également de prendre quelques renseignements pratique sur la Mauritanie : assurance (EUR 35 pour 30 jours), taux de change (OM 330 pour EUR 1, peut-être OM 350 au marché noir), et procédures douanières (il semblerait qu’une demi-heure suffise pour les non Marocains). Au resto débarque une californienne qui a fait l’aller-retour pour rien car son ami marocain de Rabat n’a pas obtenu de visa d’entrée. Nous repartons à 15h00 et passons un dernier contrôle de police quelques kilomètres plus loin.

L’officier marocain à la frontière où nous arrivons vers 16h00 nous distribue deux formulaires par personne et indique à nos oreilles amusées qu’à la rubrique « domicile », nous pouvons indiquer le véhicule, soit Mercedes 208D, JU 21864. Pendant l’attente administrative, Daniel s’en va discuter le bout de lard avec les officiers devant la barrière. Environ une demi-heure plus tard et après un ultime contrôle nous passons la dernière porte et arrivons sur le spectacle de désolation attendu : plus de route goudronnée mais une piste défoncée (rappelons ici que la route asphaltée que nous avons traversée n’existe que depuis moins de trois ans !), des carcasses de voitures dont certaines ont manifestement sauté sur des mines et des acheteurs de véhicules. Laurent, d’ordinaire très efficace au volant, n’a sans doute pas retenu la leçon de Paul de la veille et s’ensable dans les 2 premiers mètres de sable mou. Nous avons à peine sorti les planches et la pelle qu’une ribambelle de bonnes âmes et une camionnette sont sur les lieux mais on se débrouille bien tous seuls. Ouf, car il faut encore passer la frontière mauritanienne !
La suite trépidante….bientôt. D’ores et déjà nous souhaitons à une merveilleuse année 2008 à nos fidèles lecteurs, parents et amis.

Bonne Année à tous,

 

Laurent, Paul et Daniel

( 30 décembre, 2007 )

de Ouarzazate aux portes du Sahara

26 décembre : 13ème jour : de Ouarzazate à Taroudant : 296km

A 9h15, Paul est le dernier à émerger et descend à la cuisine où nous prenons le café. Le petit-déjeuner est copieux (y’avais même des yogourts, ouah !). On se dit qu’on va pouvoir se mettre en route rapidement mais Paul nous répète que « L’homme pressé est déjà mort », selon un proverbe marocain bien connu. Il faut dire que entre romand, nous poursuivons les discussions nocturnes sur « presque tout sur presque rien » et traînassons dans cette ravissante demeure jusqu’à 14heures.

Musée du cinéma Ouarzazate

L’obligatoire tour de ville se fait au pas de charge. Nous déposons des cartons d’habits pour l’orphelinat de Marrakech chez Addi de Idealtours et faisons une rapide halte devant le tout nouveau musée du cinéma. En effet Ouarzazate, le HOLLYwood marocain, est très prisé par les producteurs de nombreux blockbusters, en particulier péplums (par exemple « Gladiator » et autres films où le sable (par ex. « La Momie » est omniprésent. Martine et Solange nous scoutent jusqu’à l’intersection de la route allant sur Marrakech par le Tizi-n-Tichka (le plus haut col du Maroc culminant à 2’260m) et la route d’Agadir.

Panorama sortie Ouarzazate
Taliouine, la capitale du safran est une tripe occasion : un arrêt shopping à la coopérative en goûtant un intéressant thé au safran au passage, Fleurs de safran de belles photos d’un coucher de soleil enflammant le ciel, Coucher de soleil sur Taliouine et d’un nouveau protocole de test orchestré par Paul, cette fois-ci sur la tôle protégeant le carter du moteur.

Une rapide séance plénière sur les itinéraires possibles (nous évaluons la possibilité de passer par le région de Tafraoute au cœur de l’Anti-Atlas, et nous voilà sur le chemin de Taroudant, chère à Jacquot 1er qui y séjourne régulièrement, s’y trouve préseeeeentement et pourrait y demeurer de manière plus permanente à l’avenir. Affaire à suivre…

Nous nous installons à l’hôtel « Taroudant », seul établissement avec une licence d’alcool, où nous nous accordons un triple luxe d’infidèles : une bière, un steak frites à la française et un coup de rouge ! L’ambiance du bar de l’hôtel ressemble à s’y méprendre à celle d’un pub anglais à l’heure de la fermeture avec ses ivrognes de classe sociale tout sauf aisée titubant le long des corridors. A 22h30 Paul et Laurent sont au bord de l’évanouissement, le café avec Jacquot à la « Gazelle d’or » est annulé, et décident d’aller se coucher. Comme il n’y avait plus qu’une seule chambre de libre (avec TV diffusant la BBC Môôôôssieur), Daniel décide d’aller se fatiguer et part pour une marche photographique au clair de lune de deux heures à travers la superbe muraille en pisé de 5km entourant la ville. Les remparts sont superbes mais la ville n’a sinon pas grand intérêt et est hantée par chiens et chats errants ainsi que par de nombreux détritus.

Taroudant porte au clair de lune

27 décembre : 14ème jour : de Taroudant à Sidi Ifni : 280km

Aujourd’hui nous sommes un peu plus matinaux et après un petit-déjeuner sur le pouce au café d’en face, nous procédons au roulage à 8h30. Le compteur affiche 86’083km. A partir de maintenant, nous attaquons la route du Sud où tout va désormais être différent, en particulier des distances à parcourir beaucoup plus longues. Faute de temps et d’intérêt, nous évitions Agadir mais prenons « l’autoroute Chirac » reliant Taroudant à Agadir (65km). Les paysages sont constitués de cultures d’agrumes (orangers) baignées par l’Oued Souss qui arrose toute cette vallée.

Agadir (qui signifie « grenier fortifié » en tachelhit (berbère) (tifinagh: agadir_amazigh.jpg, arabe: أڭادير) est une ville du sud-ouest marocain, située sur la côte Atlantique à 508 km au sud de Casablanca et à 235 km à l’ouest de Marrakech, dans la région du Souss. Agadir est préfecture de la région administrative Souss-Massa-Drâa et un haut lieu du tourisme.

Nous quittons la route nationale 1 à Had-Belfa et bifurquons sur la droite vers le parc national de Souss-Massa.Entrée parc national Souss-Massa

Cette réserve ornithologique regorge d’espèces intéressantes mais nous nous bornons à prendre un thé à l’absinthe chez Rachid, Souss-Massa thé un des guides berbères de l’association. Il nous a gentiment invité après que nous ayons offert des chemises et des ceintures « Swiss Army ».

De retour sur la nationale direction Sud, nous atteignons Tiznit, une ville de 54’000 habitants bâtie dans une zone aride de la vallée du Sous, à l’extrémité ouest de la chaîne de l’Anti-Atlas. C’est la plus grande agglomération avant le Sahara Occidental et donc l’occasion de remplir nos caisses à provision avec du riz, des boîtes de sardines et thon et des fruits, avant la traversée du désert. Pas de thé car seul la marque Lipton est présente en sachets et Laurent décrète que c’est une qualité inacceptable. Les touaregs (ou « hommes bleus ») réalisent ici des bijoux en argent (par ailleurs pas de très bonne facture) présentés dans le souk bordant la place « El-Méchouar ». Une valve défectueuse est réparée en cinq minutes par un mécano du coin, on espère ne jamais savoir combien de temps la même réparation prendrait de temps au milieu du désert mauritanien.

L’Atlantique est à 35km au Sud-Ouest par la route 104. La première localité sur la côte est Gourizim, et de là, notre prochaine étape, Sid Ifni, est encore à 40km au bout d’une superbe route côtière offrant un panorama vallonné avec la mer à notre droite.

Avides de manger les produits de la mer, nous nous attablons au sommet de la terrasse de l’Hôtel Bellevue tout excités. La salade en entrée est splendide et le Guerrouane blanc sec promet de bien se marier avec le plat de poisson varié. Hélas…il est frit dans une huile à faire bondir Catherine Walli et ses successeurs !  Sidi Ifni lunch @Bellevue Il commence à sa faire tard et on se dit que crécher dans cette charmante bourgade de 21’000 habitants et son architecture art-déco espagnol des années 1930 , témoin de l’héritage colonial, serait une bonne idée.

 Sidi Ifni ancien casino   

 Sidi Ifni maison bateau


Un tour des hôtels s’avérant infructueux, nous retournons au Bellevue pour établir nos quartiers. Paul va se coucher tandis que Laurent et Daniel liquide la bouteille de rhum tout en effectuant la tâche traditionnelle de triage des photos jusque vers minuit. Les tapas ne sont plus d’actualité depuis le départ des Ibériques et il faut s’y reprendre pour avoir quelques morceaux de tortilla pour accompagner les inévitables olives.

( 26 décembre, 2007 )

de Fès à Ouarzazate

24 décembre : 11ème jour : de Fès à Gulmima : 441km

En construction…

25 décembre : 12ème jour : de Gulmima à Ouarzazate : 256km

Ce jour de Noël nous gratifie d’un soleil éclatent bienvenu, vu que le froid, on en a assez eu depuis l’arrivée en Afrique. Le plus matinal est Paul qui vérifie le radiateur et constate qu’il a encore perdu un litre et demi d’eau pendant la nuit. On profitera de l’étape à Ouarzazate (ce qui signifie « ville sans bruit ») pour réparer car nous décidons également de MALHEUREUSEMENT zapper Marrakech et ses incontournables : Place Jemâa El Fna (place magique), la Koutoubia et sa grande tour, la Mosquée El Mansour, les tombeaux Saadiens (dans le Palais El Badii), le palais de la Bahia, les jardins de Majorelle et Musée d’art Islamique et la Ménara.

Anciennement appelée Amogdul (la bien gardée) en Berbère, Mogdura en portugais, Mogadur en espagnol et Mogador en français, Essaouira (الصويرة‎) (la bien dessinée) est une ville portuaire du Maroc sur la côte atlantiquemédina est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. comptant environ 70 000 habitants et le chef-lieu de la province du même nom qui compte environ 500 000 habitants. Sa médina est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Essaouira subit hélas le même sort.

 

Anciennement appelée Amogdul (la bien gardée) en Berbère, Mogdura en portugais, Mogadur en espagnol et Mogador en français, Essaouira (الصويرة‎) (la bien dessinée) est une ville portuaire du Maroc sur la côte atlantiquemédina est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. comptant environ 70 000 habitants et le chef-lieu de la province du même nom qui compte environ 500 000 habitants. Sa médina est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous piquerons donc directement sur le sud et passerons Noël à Ouarzazate. Ceci est motivé par le fait que, vu le retard accumulé sur le programme prévu – eh oui, il y a tellement de belles choses à voir dans ce beau pays…et on ne démarre pas vraiment non plus tous les matins à sept heures du mat comme le souhaiterait Paul (mais c’est les vacances, m…) – revenir au Maroc est chose aisée, alors que l’expédition en Afrique Noire ne se répétera pas aussi facilement.

Départ de Gulmima 9h50 après un petit déjeuner en terrasse. Daniel est le seul a avoir eu le courage de prendre une vraie douche avec shampoing, les autres n’appréciant pas l’eau fraîche (et c’est un euphémisme) aux robinets de l’hôtel Gheriz. Petit tour rapide à la casbah en passant devant la maison d’hôte « Les Palmiers » (qui affichant complet, n’avait hélas pas pu nous accueillir) pour décider « circuler, y’a rien à voir » en on se met en route. Celle-ci se passe sans encombres, nous longeons l’Atlas (époustouflant) par le Sud en traversant Tinejdad, Tinerhir, et Boumalne du Dadès.

Un peu avant Ouarzazate, les drapeaux marocains fleurissent au bord des routes et la sécurité nationale est postée au rond-point du golf royal pour prendre soin de M6 en visite dans le coin. Nous sommes reçus chez Martine Tomasini, une copine de longue date de Pierre Friderici (lui-même un ami de Laurent) qui est venu nous chercher à la station Total à l’entrée est de la ville, le temps de faire deux trois photos de femmes berbères attendant le car. Une fois arrivés dans sa superbe maison et avoir fait connaissance également de Solange, une amie lausannoise de Martine venue visiter sa copine pour la première fois depuis son déménagement, il faut se manier et les tâches sont partagées : Laurent triera et rangera l’équipement (de couchage camping, de cuisine mobile de campagne, de réparation du véhicule), et les cadeaux qu’il a amenés pour des orphelinats, Paul s’occupera de faire vérifier le radiateur, d’acquérir les quelques objets manquants nécessaires à la traversée du désert, et Daniel continuera le triage des photos et la rédaction du blog. Paul engage un protocole de test sur la résistance des pneus et décide d’escalader la bordure avec le bus. Le « béton armé » de l’Atlas étant ce qui l’est, c’est le bus qui gagne ! Comme nous avons appris par la TV marocaine la veille, reliée par Mozart (frère de Daniel) via SMS et commentaire sur le blog, qu’une famille française s’est faite trucidée en Mauritanie entre Aleg et Maghta Lahjar, à environ 250 kilomètres au sud-est de Nouakchott. En ce moment, la thèse du terrorisme par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, affilié à Al-Qaïda en recherche de fonds est avancée. Affaire à suivre sans pour autant devenir parano car premièrement on n’est pas obligé de passer par là et deuxièmement la région est maintenant sécurisée car le gouvernement mauritanien ne peut et ne va pas mettre son tourisme (importante source de revenu) en danger.

Martine, vaudoise à moitié italienne venue d’Echichens, nous fait passer chez elle une soirée de Noël des plus intéressantes et « fun ». Elle a également invité Malika, une de ces amies avocate marocaines. Le magnum de champagne de Laurent est passé à la casserole à l’apéro, puis nous avons enchaîné avec un succulent repas (à la préparation duquel Fana, son aide berbère a largement contribué): œufs mimosa, salade variée, poulet au curry et bûche (si, si !), le tout arrosé de très bons vins (blancs, S de Syrah et rouge Médaillon, Cabernet 2005) marocains, pour finir avec le meilleur café (N…what else !) depuis notre départ et une petite grappa qui nous a bien retapé après notre séance Karaoké ! C’est le moment ou Paul en profite habilement pour tirer sa révérence, c’est vrai mon dieu qu’il est déjà minuit ! S’ensuivent des discussions variées entre les « survivants » : Martine, Laurent et Daniel. Martine, ancienne journaliste à la RSR et la TSR, usant de ses expressions colorées et son franc-parler, nous épate en relatant des épisodes de sa carrière professionnelle. Malheureusement, une sclérose en plaque l’a privée de son métier et de sa passion et c’est avec courage et grâce à son caractère bien trempé qu’elle est venue démarrer une nouvelle vie au Maroc en été 2002. A 2h30 du mat, Laurent nous quitte et la discussion continue jusqu’à quatre heures.

( 26 décembre, 2007 )

de Moulay Idriss à Fès

22 décembre : 9ème jour : de Moulay Idriss à Meknès : 30km

Diane vers 8 heures, nous déjeunons sur la place après avoir chargé le bus et partons pour une balade dans Moulay Idriss. Le mausolée éponnyme Mausolée de Moulay Idriss pour commencer puis une ascension dancs cette bourgade construite sur deux collines à la recherche des deux terrasses offrant la vue recherchée. Mausolée de Moulay Idriss vue

Paul et Laurent en ayant assez avec petite marche sur un côté (caramba c’est sur l’autre qu’il faut aller), Daniel va faire ses clic clac Kodak tout seul. Nous décidons de ne pas aller voir le minaret circulaire, emblématique du lieu (au Maroc ils sont d’ordinaire carrés) afin de rallier Meknès rapidement. L’étape est courte mais la route est superbe avec ses paysages d’agaves Panorama route de Meknès  et de figuiers de Barbarie.   Daniel figue de barbarie

 

Meknès, superbe impériale nous fascine. Nous nous attachons les services d’un guide qui nous amène où bon lui semble.

Meknès place El-Hedim  Meknès place El-Hedim

Meknès El-Mansour de El-Hedim ,, « souk infidèle »: Meknès souk infidèle

A continuer…

23 décembre : 10ème jour : de Meknès à Fès : 65km

En construction…

( 22 décembre, 2007 )

Visite de Tanger

18 décembre : 5ème jour : Tanger

Tanger (en arabe طنچة, Tanja, en gréco-romain « Tinjis »), est une ville du nord du Maroc situé à la pointe Ouest du Rif. Le nom en arabe Tanja porte une anecdote locale bien particulière. C’était au temps des découvertes lorsque des marins voyageaient dans la brume. Un des marins remarqua que le vent amenait du sable et s’écria Tanja qui en arabe veut dire « le sable est venu ». Chef-lieu de wilaya, peuplée de près d’un million d’habitants, elle est la 4e ville du royaume, sa capitale d’été et sa principale porte sur l’Europe. Les 14 kilomètres du détroit de Gibraltar séparent ici les deux continents qu’Hercule, dit la mythologie, en 2012.

La nuit a été courte pour Paul et Daniel qui ont constaté auditivement le trop plein de sciure laissé par Laurent…

Après un bon petit déjeuner, nous assistons à la réception du beau mouton qu’on installe dans ses quartiers pour vivre ses derniers jours, commémoration de la fête du sacrifice (deux mois et dix jours après la fin du Ramadan) oblige ! dsc0083hadgetpousetlphonemouton.jpg

 

Puis c’est parti pour un tour de ville avec un excellent guide,

Fariss, le neveu de Rajae.dsc0013fariss.jpg

 

En partant du grand Socco (place du 9 avril 1947) à côté duquel le parc du tribunal abrite un hénaaaaurme arbre fromager, 1003035tangerfromager.jpg on passe par la grouillante médina où l’on

prend un thé à la menthe au café « Tanger », 10030403comprescaftanger.jpg la casbah, y compris le tintissime « Hôtel Continental » et la « terrasse des paresseux » où trônent encore ses canons dissuasifs. 1003046tangerterrassedesparesseux.jpg

Retour à la médina pour remplir les estomacs puis, en traversant les différents quartier de la ville et s’arrêtant pour admirer un reste de voie romaine, on découvre les falaises dominant l’Atlantique (oui, c’est la limite avec la Mare nostrum) et…un bidonville au-dessous, ce qui n’empêche pas les amoureux de venir s’y entrelacer romantiquement. 1003052tangerfalaisesurbidonville.jpg

Un peu plus loin, c’est le moment de boire un café au « Hafa » petit bistrot surplombant l’Atlantique et où on se les gèle car il y a vent terrible; ça doit être pour cela que la tradition kiffeuse s’est installée ici ! 1003054compresfarisscafhafa.jpg

Il est temps d’aller faire un tour sur la tumultueuse côte Atlantique, au cap Spartel où une grotte aurait abrité les fornications (entre autres) herculéennes. La route nous y menant passe par le cimetière des chiens et chats de l’aristocratie étrangère passée, dsc0034tangerbagherratombe.jpg puis longe la montagne où de sublimes résidences défilent. La grotte est malheureusement fermée mais le point de vue est très joli, Laurent en profite pour constater que sa femme de ménage a bien graissé ses chaussures, ce qui est pratique quand on tombe à l’eau ! 1003067laurentpiedsmouillsspartel.jpg

Le vieil Ericsson qu’a amené Laurent refusant obstinément d’accepter la carte SIM marocaine, un petit tour au souk « Casa barata » s’impose. 1003069tangersoukolives.jpg Apparemment personne ne peut enlever le « SIM lock » et Laurent se dit qu’un nouveau portable peut toujours servir ! Daniel trouve une batterie de rechange pour son antique Nokia pour 50 dirhams, voilà qui semble un bon plan. On se procure aussi une pompe à main, cas pas encore cochée sur la check-list du matériel à emmener. Dix minutes plus tard il faudra l’échanger mais c’est chose faite sans problème, il est grand temps d’aller prendre l’apéro. Le bar 555 est tout indiqué : cadre agréable et calme sur le front de Méditerranée en bas de la ville et réseau Wifi (pas testé) disponible. Une petite bouteille de « Sémillant » marocain et un grignotage de tapas sont à l’ordre du jour, sans Paul qui a un truc à régler et besoin d’un café internet.1003072laurentbar555assoiff.jpg

Comme il est grandement temps d’aller manger chez les Bennouna, nous partons à sa recherche.

Il est presque minuit quand la panse bien remplie du délicieux couscous et d’un inévitable thé à la menthe que nous allons nous coucher et que Laurent s’endort paisiblement, alors que les deux autres usent de stratégies diverses allant du retirage de coussin aux tampons auriculaires et lecteur MP3 pour tenter d’en faire autant.

19 décembre : 6ème jour : La Côte méditerranéenne

Aujourd’hui c’est Youssef, le beau-frère d’Olivier qui est notre guide. Initialement nous pensions partir à 7h mais, veille de fête oblige, Youssef doit régler quelques affaires et nous nous mettons en route à midi. Nous mettons à profit la matinée pour trier les photos et les répertorier sur l’ordinateur. Il sera ensuite plus facile de sélectionner celles qui seront publiées sur le blog. La catastrophe est évitée de justesse car en introduisant la carte mémoire de Paul dans le Toshiba, Daniel remarque que c’est une Sony….évidemment pas compatible avec le format SD. La carte se coince et Daniel réussit finalement à ressortir cette saloperie de carte en manipulant brucelles et couteau suisse avec plus de calme qu’on aurait imaginé de prime abord.

Laurent ne pouvant décemment pas s’empêcher de penser (un peu) business, visites d’emplacements avec terrains potentiels sur la côte méditerranéenne jusqu’à Oued Laou constituent le plat de résistance de la journée. A l’aller, nous passons au travers de Tetouan et retournons en longeant la côte en passant par Cabo Negro 1003078falaisemditerranennecapmazari.jpg et le nouveau port (impressionnant) à l’ouest de Ceuta. Le temps est assez gris et venteux, la mer est agitée et le voyage du retour se fait même partiellement sous la pluie. Laurent étudie le terrain car un boom immobilier est en cours dans la région et s’entretient avec Youssef tandis que Paul et Daniel, pas impliqués et crevés, récupèrent de la courte nuit de sommeil et piquent une sieste à l’arrière de la voiture.

A l’arrivée un délicieux souper nous attend dsc00978youssefoussama.jpg et tant Paul que Laurent vont se coucher tôt, Daniel quant à lui, rédige le blog jusque tard. Ainsi, en allant se coucher fatigué, la phase d’endormissement devrait être facilitée, en dépit de perturbations sonores toujours possibles…

( 22 décembre, 2007 )

de Tanger à Moulay Idriss

20 décembre : 7ème jour : de Tanger à Dardara, par Tetouan : 130km
 

Une heure et demie de route meublée partiellement par la lecture du guide de voyage par Daniel nous amène à Tetouan. En cherchant une place de parc, un inévitable rabatteur nous accoste et nous emmène faire un tour de ville. Nous entrons dans la médina (vielle ville) inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par le mollah (quartier juif) où une dame (probablement une des dernière juives de la ville) nous ouvre la petite synagogue. Tout y est, bien sûr la Thora et l’alarme ! Au détour du dédale des petites rues dans lesquelles pullulent les rémouleurs et les moutons (cherchez l’erreur….à un jour de la fête du sacrifice !!!), nous entrons dans une très belle herboristerie où le proprio inculque à Laurent et Daniel un petit massage dorsal avec une huile d’argan à base d’arnica pour 50 dirhams chacun. En fait, la seule question que l’on avait posée était de savoir s’il existe une herbe magique anti-ronflements. Bonne nouvelle, Laurent repart avec un sachet d’herbes sensées ouvrir le système respiratoire. Il a également acheté la fameuse huile de massage, alors que Daniel ne s’est pas laissé convaincre, pas plus que Paul, qui prend néanmoins les coordonnées du patron. Mohamed nous emmène ensuite sans surprise chez un marchand de tapis où nous jouissons d’une vue sur les toits de la médina. La séance de vente se passe assez rapidement, vu qu’aucun de nous n’est intéressé. Il faut reconnaître que ces kilims artisanaux (une des spécialités de la région) sont assez jolis mais qu’en faire, quand on a encore plus de 5’000km à parcourir jusqu’à Ouagadougou ! Notre guide, sans doute déçu de ne pas avoir pu encaissé une coquette commission nous signale qu’il est temps de récupérer le véhicule (alors qu’il est possible de le laisser jusqu’à 21h00 sans problèmes).

 

Daniel, qui avait manifesté son aversion à s’agripper à un guide, remarque que l’on n’a pas visité la place Hassan II et le portail du palais. Mohamed désire être payé mais finalement nous accompagne jusqu’à ladite place. On sent la pression monter ! Effectivement, en se rapprochant du parking, il nous demande 300 dirhams pour la petite ballade touristico-culturello-commerciale. Il est évidemment hors de question de céder à une prétention aussi démesurée, et après de très longues palabres, il doit se contenter de 25 dirhams. La ville est encombrée en cette veille de fête et quelques manœuvres sont nécessaires pour en sortir.

 

Grâce à l’as du volant qu’est Laurent, environ une bonne heure de route nous suffit pour arriver à Dardara (10Km au sud-est de Chefchaouen dans la direction de Ouezzane -Fès), où nous prenons chambre et pension à l’auberge du même nom (auberge que Rajae nous a recommandé), la meilleure du coin. C’est un coin cosy avec passablement de style, un salon et une salle à manger avec cheminée (un régal car il fait toujours plutôt froid, surtout aux pieds dans le bus…) et une cuisine délicieuse. On se la joue au style asiatique en prenant chacun un plat différent et en les échangeant !

 

Daniel insiste pour aller de l’avant avec la revue du blog qu’il rédige et la sélection des photos (malheureusement pas d’accès Internet à l’hôtel, il faudra donc attendre un peu pour mettre le blog à jour), sinon la procrastination nous amènera à ne plus pouvoir suivre. Paul, victime subitement d’un grand coup de pompe, abandonne le navire, Laurent reste pour le tri des photos de la veille et s’en va un peu plus tard. Par conséquent, le plus jeune des compères se lance dans la rédaction. Il est maintenant une heure et demie…Daniel a sauvegardé et nommé les photos, et met à jours le récit de voyage. Il est donc temps d’aller se coucher. Comme nous sommes à l’hôtel, Laurent fait chambre à part, le sommeil devrait donc être assuré : chic !

21 décembre : 8ème jour : de Dardara (Chefchaouen) à Moulay Idriss : 170km

La journée s’annonce pluvieuse, un temps de chien pour le sacrifice du mouton (fête de « Aïd El-Kebir ») ! Du coup, Laurent, le plus matinal (il est bien sûr reposé, lui) s’adonne à la lecture (« Je vous souhaite la pluie » d’Elisabeth Tchoungui), Paul qui s’est couché tôt, émerge en deuxième. Daniel l’entend bien se lever mais se retourne dans son lit et s’octroie la première grasse matinée du voyage. Quand Daniel arrive en fin de matinée au petit-déj, les deux premiers sont en discussion avec le fils de l’ancien gouverneur de Tanger venu dans le rif pour s’évader du rituel sanglant. Seulement, celui-ci a lieu également à l’auberge où le sang de trois moutons vient colorer l’arrière-jardin. Nous pensions sauver du cash mais l’auberge ne prend pas les cartes de crédit et il faut donc lâcher des Euros. Comme il pleut, la question se pose de savoir s’il est judicieux d’aller à Chefchaouen. Mais comme depuis 1920 on ne condamne plus à mort les Chrétiens qui s’y rendent et que ce n’est qu’à 11km, nous décidons à deux contre un de faire ce petit détour. Bien nous en a pris, même si nous ne faisons qu’un passage éclair (même pas le temps de fumer un petit joint, alors que c’en est la capitale !!!), la médina (fortement peuplée par une communauté juive) est ravissante, avec le premier étage des maisons peint en bleu. Cette couleur dominante donne des tons magnifiques, surtout sous une légère pluie. On assiste un peu partout à des carbonnades de têtes et pattes de mouton.

 

Laurent, toujours aussi efficace au volant, nous amène à Volubilis en un peu moins de trois heures tandis que Daniel fait la lecture des guides et contrôle les fusibles car l’allume-cigare a de nouveau lâché. Paul mentionne que c’est le numéro 5. Après les avoir tous vérifiés, il s’avère que le numéro 2 a rendu l’âme et est prestement échangé avec le 17 qui ne sert à rien. La route en légère descente montagneuse passe par Ouezzane et présente de jolis panoramas. On peut admirer des oliviers, des figues de barbarie (fruits rouges qui poussent sur une sorte de cactus) et la terre verdoyante semble fertile. Il n’est « que » 17h10, du coup, on en profite pour visiter le site romain le mieux préservé du Maroc, inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité. Les superbes mosaïques, pour certaines très bien conservées, confèrent une valeur considérable à l’endroit. Volubilis fut l’un des avant-postes les plus éloignées de l’Empire romain, qui a annexé la région aux environ de l’an 40 et gardé la domination jusque vers 280, moment où les berbères reprirent le contrôle. Il ne faut pas traîner car le crépuscule est proche. Au pas de charge et sans guide, nous zigzaguons au milieu des ruines et des quelques cigognes (symbole du site) nichant sur une des plus hautes colonnes.

 

Daniel prend pour la première fois le volant du bus pour la petite montée jusqu’à Moulay Idriss où nous nous installons pour la nuit à la maison d’hôte Slimani, en pleine médina. Paul a joué les éclaireurs tandis que Laurent et Daniel attendaient dans le bus à l’entrée de la vielle ville. Comme c’est jour de fête, il faut se résoudre à manger sur place. On nous propose un tagine de poulet, ça fera l’affaire, non sans avoir négocié le repas à 50 dirhams, alors qu’il était vendu initialement à 100 ! La maison est agréable, en dépit de cette persistante froideur qui hante les murs. En attendant le repas, Paul s’adonne à son sport favori depuis le départ : consulter Internet (disponible à la maison même, ce qui est pratique, il sera enfin possible de mettre le blog à jour), tandis que Laurent bouquine avec un Cuba libre (c’est bien pratique dans un pays abstinent avec le coca personne ne se doute du subterfuge) et que Daniel rédige et trie.

 

Après le repas et le thé, Paul se retire comme à son accoutumé tandis que Laurent et Daniel trient les photos et révisent le texte du blog. Vers minuit, Laurent se retire dans ses appartements, il est temps de balancer les textes validés sur le blog. Il est maintenant presque quatre heures et Daniel va se coucher…à bientôt…

 

 

Vers minuit, Laurent se retire, il est temps de balancer les textes validés sur le blog. Il est maintenant presque 4 heures et Daniel va se coucher…a bientôt…


22 décembre : 9ème jour : de Moulay Idriss à Meknès : 30km

Diane vers 8 heures, nous déjeunons sur la place après avoir chargé le bus et partons pour une balade dans Moulay Idriss. Le mausolée éponyme pour commencer puis une ascension dans cette bourgade construite sur deux collines à la recherche des deux terrasses offrant la vue recherchée.

Paul et Laurent en ayant assez avec petite marche sur un côté (caramba c’est sur l’autre qu’il faut aller), Daniel va faire ses clic clac Kodak tout seul. Nous décidons de ne pas aller voir le minaret circulaire, emblématique du lieu (au Maroc ils sont d’ordinaire carrés) afin de rallier Meknès rapidement. L’étape est courte mais la route est superbe avec ses paysages et ses vallées très agricoles et arboricoles. C’est plein d’agaves et de figuiers de Barbarie.

Meknès, superbe, impériale nous fascine. Nous nous attachons les services d’un guide qui nous amène où bon lui semble.

A compléter…bientôt !

 

( 22 décembre, 2007 )

Arrivée à Tanger

17 décembre : 4ème jour : Arrivée à Tanger

Comme c’est un bateau marocain, l’avantage est que les procédures douanières peuvent être effectuées à bord : trois heures de queue pour Paul pou obtenir le tampon du véhicule et deux heures pour Laurent avec les passeports.

La destination approche, passage au travers de Tarifa, la pointe Sud de l’Espagne à proximité de Gibraltar. Encore ce détroit – par ailleurs très encombré – de 14 kilomètres à avaler et ce sera bonjour l’Afrique.dsc0050gibraltar.jpg

Midi, soit 39 heures après le départ, c’est le débarquement à Tanger.

 

dsc00976tangerarrive.jpg A la sortie du bateau, Hajd Bennouna (le papa de Rajae) est au port pour accueillir Laurent et Paul. L’appartement des parents Bennouna-Bellamine (beaux-parents d’Olivier, fidèle associé de Laurent et époux de Rajae), situé au 18 de la rue Castilla au N° 5 sera la base puisqu’ils ont l’immense amabilité d’héberger les trois « raideurs » qui les remercient chaleureusement. Après avoir fait connaissance, un tour de ville permet de se familiariser avec la ville, véritable pont entre l’Europe et l’Afrique.
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Pendant ce temps, Daniel, qui a survécu à sa troisième nuit blanche (ou presque) de la semaine (deux fois pour avancer les « pendings » administratifs et professionnels avant la grande absence hivernale, préparer le blog et les bagages, et une fois parce qu’il a bu des verres avec Stéphane (collègue de le HEG) à Neuchâtel, donne assidûment ses derniers cours de gestion industrielle de l’année à Delémont le matin. Heureusement qu’il a un étudiant de 3ème en emploi, Henri Cortat, lui-même responsable logistique chez Tornos, pour l’épauler, ça aide vu la fatigue avancée. Direction Neuchâtel l’après-midi avant de sauter dans le train de 17h37 qui arrive à Cointrin à 18h55, soit une heure avant le décollage, bien assez puisque Air Maroc accepte les enregistrements jusqu’à 19h35 !

Il y a foule au check-in et seulement quatre guichets Swissport – desservant du reste trois autre compagnies – dédiés à la classe en bois.gvasurcharg.jpg

 

Daniel, méfiant va s’enquérir deux fois chez le superviseur qui lui dit de ne pas s’en faire car il y a plein de gens en partance pour Casablanca. Effectivement, il y en a d’ailleurs quelques uns dans la file derrière lui, dont un type pas très rassuré car il a oublié son passeport … mais on doit lui amener. Il est 19h45 quand Daniel arrive au guichet et – ô surprise – on lui annonce que le vol est « FF ». Avec sa mansuétude légendaire, Daniel fait vite de communiquer sa joie mais se reprend vite et signale qu’il n’enregistre pas de bagages. On lui dit alors de tenter d’aller vite à la porte 9 et que, grâce à son E-ticket et sa confirmation imprimée, il n’a pas besoin de carte d’embarquement, ce dont il ne crois pas à un mot mais s’exécute car le temps presse. Le discours est évidemment inverse (sauf pour le fait que le vol est fermé) à la porte d’embarquement de la part de la pimbêche moralisatrice de service. « C’est la responsabilité du voyageur de venir avec une carte d’embarquement!» dit-elle, et surtout elle ne veut rien savoir de ce qu’on dit ses collègues dans la halle. Mais comme elle est « gentille », elle appelle le chef d’escale (qui dira plus tard à Daniel qu’il a bien fait d’aller à la porte d’embarquement !!!) qui autorise « exceptionnellement » Daniel à monter à bord et que les cartes d’embarquement fussent imprimées (avec un le siège 18A fenêtre et sortie de secours en prime) en moins de deux. Il faut dix minutes supplémentaires pour entrer dans le Boeing 737-900 car les gens entrent encore…bien que le vol est fermé depuis 18h50 selon la pimbêche citée plus haut. Bien sûr, comme tout le monde a pris trois sacs en cabine, Daniel doit se résoudre à enregistrer son petit bagage, mais l’essentiel est de pouvoir partir ! Le gars au passeport retrouvé arrive en courant…mais sans le reste de la famille qui est resté à Genève avec les valises, et des passagers sont débarqués car leurs bagages ne sont pas arrivés en soute ! Ouf ! Le vol AT0931 décolle avec 35 minutes de retard.

ramnuage.jpg Sur le siège d’à-côté est assis Franck Michel, directeur d’une ONG qui finance ses projets avec le commerce de diamants. Les discussions sont intéressantes mais Daniel finit par s’endormir 40 minutes avant l’atterrissage qui a lieu avec seulement quinze minutes de retard sur l’horaire. L’embarquement du vol AT0472 pour Tanger se fait par la porte 18, bien qu’ « Agadir » soit inscrit et le tableau électronique n’indique rien. Le Boeing 737-300 décolle avec seulement un quart d’heure de retard, tout se passe bien et il pose à minuit et quart à Tanger où Laurent, Paul et Hadj (Papa Bennouna) l’accueillent. Une bonne nuit de sommeil bien gagnée, les trois compères réunis, y comptent bien….mais un seul d’entre eux aura le plaisir d’y goûter…on y reviendra…plus souvent qu’anticipé initialement !

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